Les autorités locales de Casablanca ont entamé les dernières démarches en vue du démarrage des opérations de démolition du douar Abdellah Belhaj, situé dans l’arrondissement de Aïn Sebaâ, dans l’est de la métropole économique.
Selon des sources locales, les habitants du bidonville ont récemment été informés du calendrier prévu pour le lancement des travaux, qui devraient débuter juste après l’Aïd al-Adha, une fois les habitations entièrement évacuées.
Le douar Abdellah Belhaj, également appelé Sidi Abdellah Belhaj se situe dans le secteur d’Aïn Sebaâ, à proximité de la route de Zenata et de plusieurs zones industrielles de l’est casablancais. Le site est connu depuis plusieurs années comme l’un des grands ensembles d’habitat précaire encore présents dans cette partie de Casablanca.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des programmes de résorption des bidonvilles et de requalification urbaine menés par les autorités locales afin de transformer progressivement plusieurs zones historiques d’habitat insalubre de la ville.
D’après les premières informations disponibles, les familles concernées devraient bénéficier de solutions de relogement dans le cadre du programme national de lutte contre l’habitat précaire, avec l’objectif affiché d’offrir des conditions de vie plus dignes et un accès à un logement structuré.
Au-delà de la question sociale, cette démolition intervient également dans un contexte de profonde mutation urbaine du secteur d’Aïn Sebaâ, longtemps marqué par son identité industrielle mais qui connaît aujourd’hui une pression immobilière et logistique croissante, notamment autour des axes reliant Casablanca à Mohammedia et Zenata.
Ces dernières années, plusieurs opérations similaires ont déjà été menées dans différents douars de Casablanca, dans une volonté des autorités de réduire progressivement les poches d’habitat informel encore présentes dans la capitale économique.
Pour de nombreux habitants, cette étape reste néanmoins chargée d’émotion. Derrière les baraques appelées à disparaître, ce sont parfois plusieurs décennies de vie, de mémoire collective et de solidarité de quartier qui s’effacent avec la transformation urbaine de la ville.

