À un peu plus de trois mois des élections législatives prévues en septembre 2026, le ministère de l’Intérieur lance une opération exceptionnelle de révision des listes électorales au Maroc. Depuis ce vendredi 15 mai, les citoyens non inscrits peuvent déposer leur demande jusqu’au 13 juin prochain afin de pouvoir participer au scrutin.
La campagne concerne les Marocains âgés de 18 ans ou ceux qui atteindront cet âge avant le 23 septembre 2026. Le ministère appelle également les électeurs ayant changé de commune ou d’arrondissement à actualiser leur situation pour être rattachés à leur nouvelle circonscription électorale.
Cette phase de mise à jour s’inscrit dans les préparatifs des prochaines législatives et vise à renforcer la fiabilité du fichier électoral national avant le rendez-vous électoral de septembre. Les autorités souhaitent notamment intégrer les nouveaux électeurs, en particulier les jeunes appelés à voter pour la première fois, tout en corrigeant les changements liés aux adresses et aux lieux de résidence.
Les démarches peuvent être effectuées directement sur le portail officiel listeselectorales.ma ou auprès des bureaux administratifs désignés par les autorités locales. Les électeurs ayant simplement changé d’adresse au sein de la même commune sont eux aussi invités à mettre à jour leurs informations durant cette période.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que l’inscription sur les listes électorales reste une condition indispensable pour participer aux élections législatives marocaines de 2026. Afin d’éviter les erreurs ou les omissions, les citoyens peuvent vérifier leur situation électorale en envoyant un SMS au numéro gratuit 2727 ou via le portail électronique dédié.
Cette opération exceptionnelle repose sur le décret n°690.26 publié au Bulletin officiel le 23 avril dernier. Elle marque une étape importante dans l’organisation matérielle du prochain scrutin, notamment pour la répartition des électeurs entre les communes, l’établissement des listes définitives et la préparation des bureaux de vote.
À travers cette révision, les autorités cherchent aussi à encourager une participation électorale plus large, dans un contexte où la mobilisation des jeunes électeurs et la confiance dans les processus électoraux restent des enjeux majeurs au Maroc.


