Meta poursuit son offensive sur le marché des lunettes connectées avec le lancement d’un nouveau modèle d’entrée de gamme commercialisé sous sa propre marque. Baptisées Meta Glasses, ces lunettes intelligentes affichent un tarif de départ d’environ 300 dollars, soit un prix inférieur à celui des modèles développés en partenariat avec Ray-Ban. Une initiative qui illustre la volonté du groupe dirigé par Mark Zuckerberg d’élargir son audience à mesure que la concurrence s’organise autour des futurs objets connectés appelés à compléter, voire remplacer, le smartphone.
Cette nouvelle génération de lunettes conserve les principales fonctionnalités qui ont contribué au succès des modèles précédents. Équipées d’une caméra, de microphones et de haut-parleurs intégrés dans la monture, les Meta Glasses permettent de capturer des photos et des vidéos, d’écouter de la musique, de passer des appels téléphoniques et d’interagir avec un assistant d’intelligence artificielle. Elles offrent également des fonctions de traduction instantanée dans une vingtaine de langues, dont le japonais, le mandarin, l’hindi et le coréen.
Contrairement aux modèles les plus avancés de la gamme Ray-Ban Meta, ces nouvelles lunettes ne disposent pas d’écran intégré dans les verres. Ce choix technique contribue à réduire leur coût tout en préservant une autonomie annoncée plus importante. Meta mise ainsi sur une expérience simplifiée, centrée sur les usages du quotidien et l’assistance vocale alimentée par son nouveau modèle d’intelligence artificielle, Muse Spark AI.
Pour la première fois, le géant américain met en avant sa propre identité de marque sur ce segment. Les lunettes continuent toutefois d’être fabriquées par EssilorLuxottica, propriétaire de Ray-Ban et Oakley. L’abandon du co-branding permet à Meta de proposer une offre plus compétitive, avec des modèles commercialisés à partir de 309 euros sur certains marchés européens.
Le lancement s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider la position de Meta sur un marché encore émergent mais jugé stratégique. Le groupe revendique déjà plus de sept millions de lunettes connectées vendues à travers le monde. Une avance qui pourrait toutefois être mise à l’épreuve dans les prochaines années.
Google prépare en effet son retour sur ce segment avec des lunettes connectées développées en partenariat avec Samsung autour de la plateforme Android XR. Apple, de son côté, travaillerait également sur sa propre paire de lunettes intelligentes dont l’arrivée est attendue à l’horizon 2027.
D’autres acteurs tentent également de se différencier. Snap, la maison mère de Snapchat, a récemment présenté les Specs, des lunettes de réalité augmentée capables de fonctionner sans connexion permanente à un smartphone. Positionnées sur le haut de gamme avec un prix dépassant les 2.000 dollars, elles visent un public différent de celui ciblé par Meta.
Avec cette nouvelle génération de Meta Glasses, le groupe américain cherche avant tout à démocratiser l’accès aux lunettes connectées. En abaissant le prix d’entrée tout en renforçant les capacités liées à l’intelligence artificielle, Meta espère accélérer l’adoption d’un produit qu’il considère comme l’une des prochaines grandes interfaces numériques du quotidien.


