À partir du 12 octobre 2025, voyager vers l’Union européenne ne ressemblera plus tout à fait à l’expérience connue jusqu’ici. Les tampons sur les passeports des voyageurs en provenance de pays tiers, dont le Maroc, vont disparaître, remplacés par un système numérique harmonisé.
Les voyageurs ne verront plus leur passeport marqué du traditionnel tampon d’entrée ou de sortie. L’Union européenne activera progressivement son nouveau dispositif de contrôle, l’Entry/Exit System (EES), dans l’ensemble des 29 pays de l’espace Schengen, parmi lesquels la France, l’Espagne, l’Italie ou encore les Pays-Bas.
Un contrôle désormais numérique
Avec ce système, les formalités se feront devant des bornes automatisées : le passeport biométrique sera scanné, une photo sera prise et, dans certains cas, les empreintes digitales enregistrées. Objectif affiché par Bruxelles : sécuriser les frontières extérieures tout en suivant avec précision la durée de séjour des visiteurs.
Les autorités européennes assurent que la procédure ne prendra que quelques secondes et contribuera à réduire l’attente aux points de passage. Mais certaines compagnies de transport redoutent au contraire une surcharge aux heures de pointe. Le Royaume-Uni, par exemple, a déjà averti ses ressortissants de prévoir quelques minutes supplémentaires lors du franchissement des frontières européennes.
Ce que cela change pour les voyageurs marocains
La première image en arrivant en Europe sera désormais celle d’une borne high-tech, et non plus d’un agent tamponnant le passeport. Fini donc les cachets qui s’accumulaient comme autant de souvenirs de voyage. À défaut d’encre, les globe-trotters pourront immortaliser leurs trajets autrement – carnet de voyage, photos, archives numériques.
Le voyage, sans encre ni papier
L’EES n’est qu’une première étape. Il prépare le terrain au futur ETIAS (European Travel Information and Authorisation System), attendu en 2026, qui exigera une autorisation électronique préalable pour entrer dans l’espace Schengen, à l’image de l’ESTA américain.
Cette réforme, adoptée dès 2017 et désormais mise en œuvre, traduit une volonté européenne de moderniser le contrôle des flux migratoires. Elle promet des procédures plus rapides, mais aussi une transformation symbolique : les tampons-souvenirs des passeports appartiendront bientôt à une époque révolue, remplacés par un suivi entièrement digitalisé.


