Réuni lundi à Laâyoune, le premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Laâyoune-Sakia El Hamra a été marqué par la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, dans un contexte de déploiement accéléré de la réforme structurelle du système national de santé. Cette nouvelle instance régionale, quatrième du genre au niveau du Royaume, s’inscrit dans la mise en œuvre progressive des Groupements Sanitaires Territoriaux, considérés comme l’un des piliers majeurs de la transformation du secteur public de la santé, conformément aux Hautes Orientations Royales.
Le lancement de ce GST dans les provinces du Sud intervient dans une dynamique particulière, marquée par l’attention constante accordée à ces territoires. Selon les éléments communiqués par le Département du Chef du gouvernement, cette étape traduit la volonté de renforcer l’équité territoriale en matière d’accès aux soins et d’améliorer la gouvernance sanitaire à l’échelle régionale. Le modèle retenu repose sur une organisation intégrée, articulant les différents niveaux de prise en charge, depuis les structures de soins primaires jusqu’aux établissements hospitaliers spécialisés.
Lors de cette réunion tenue à Laâyoune, le Chef du gouvernement a rappelé que la réforme des Groupements Sanitaires Territoriaux constitue un changement profond dans la gestion du système de santé au Maroc. Cette nouvelle architecture vise à rapprocher les services des citoyens, tout en assurant une meilleure coordination entre les établissements de santé au sein de chaque région. L’objectif affiché est de mettre fin aux disparités territoriales et d’améliorer la continuité des soins, dans un cadre de gouvernance déconcentrée.
Les travaux ont également été marqués par la présentation du programme d’action du GST de Laâyoune-Sakia El Hamra pour l’exercice 2026, ainsi que de son budget prévisionnel et de son projet d’organigramme. Le directeur général du groupement, Brahim El Ahmadi, a détaillé les principaux axes opérationnels destinés à structurer cette nouvelle entité, appelée à jouer un rôle central dans la planification et la gestion de l’offre de soins à l’échelle régionale.
Au cœur de ce dispositif, le Centre Hospitalier Universitaire de Laâyoune occupe une place stratégique. CHU de Laâyoune, actuellement en phase finale de réalisation avec une capacité annoncée de 500 lits, est présenté comme un levier essentiel pour renforcer l’offre hospitalière dans les provinces du Sud. Il devrait contribuer à réduire les délais d’attente, à diversifier les services spécialisés et à soutenir la formation des futurs professionnels de santé.
Les discussions ont par ailleurs mis en avant le rôle structurant des établissements de santé primaires dans le nouveau parcours de soins. La médecine de famille est appelée à devenir le point d’entrée principal du système, permettant une meilleure orientation des patients et une gestion plus rationnelle des flux vers les structures hospitalières. Cette organisation vise à fluidifier le parcours de soins tout en consolidant la proximité des services de santé.
Les participants ont également insisté sur la dimension pédagogique de ces établissements, appelés à devenir des espaces de formation pratique pour les étudiants en médecine, les internes et les professionnels paramédicaux. Cette orientation s’inscrit dans une volonté d’adapter les cursus aux besoins réels du terrain et de renforcer la qualité de l’encadrement clinique.
Avec la mise en place du GST de Laâyoune-Sakia El Hamra, le chantier de réforme du système national de santé poursuit ainsi son déploiement territorial, dans une logique de cohérence, de proximité et de performance, portée par une gouvernance régionale repensée.

