Le monde de la musique arabe est en deuil. Le chanteur égyptien Hani Shaker, figure emblématique de la scène artistique et surnommé « le prince de la chanson arabe », est décédé à l’âge de 73 ans à Paris, où il était hospitalisé depuis plusieurs semaines.
Selon des informations relayées par son entourage, son état de santé s’était nettement détérioré au cours des dernières heures. Une chute critique du taux d’oxygène dans le sang aurait entraîné une perte de conscience quasi totale, affectant progressivement ses fonctions cérébrales. Il s’est éteint en unité de soins intensifs, sous assistance respiratoire, entouré de ses proches.
Malgré les tentatives médicales pour stabiliser son état, son organisme n’a pas répondu aux traitements engagés.
Voir cette publication sur Instagram
Une carrière de plus de cinquante ans
Hani Shaker laisse derrière lui une carrière exceptionnelle, entamée il y a plus d’un demi-siècle. Il s’était imposé comme l’un des grands noms de la chanson romantique arabe, avec un répertoire riche de centaines de titres qui ont marqué plusieurs générations.
Sa voix, reconnaissable entre toutes, a accompagné des décennies d’émotions, entre mélancolie, amour et classicisme musical.
Hommages et émotion dans le monde arabe
À l’annonce de sa disparition, la profession s’est immédiatement mobilisée. La syndicat des musiciens en Égypte a salué la mémoire d’un artiste majeur, soulignant l’ampleur de sa contribution à la musique arabe.
Sur les réseaux sociaux, artistes et personnalités ont exprimé leur émotion, rendant hommage à son héritage et à son influence durable.
Des obsèques officielles et populaires pourraient être organisées dans les prochains jours, à la hauteur de la place qu’il occupait dans le paysage artistique arabe.
Une santé fragilisée ces derniers mois
L’artiste faisait face à de lourdes complications médicales, notamment à la suite d’une intervention chirurgicale délicate au niveau du côlon.
Son état s’était initialement stabilisé après une première phase critique marquée par une hémorragie sévère et un arrêt cardiaque, pris en charge avec succès. Toutefois, un long séjour en réanimation avait affaibli son organisme, nécessitant un transfert en France pour une prise en charge spécialisée.
Une amélioration avait été observée, avant qu’une défaillance respiratoire ne provoque une rechute fatale.

