La décrue est amorcée, mais la carte routière marocaine reste marquée par des points de rupture. Entre crues persistantes, neige abondante et instabilité des versants, plusieurs corridors stratégiques demeurent hors d’usage, imposant prudence et réorganisation des déplacements.
Les intempéries continuent de peser sur la circulation dans plusieurs régions du Maroc. À la matinée du 5 février, dix routes restent fermées à la circulation, touchant des provinces réparties entre le nord, le centre et le sud-est du pays. Les territoires concernés incluent notamment Taza, Sidi Bennour, Al Hoceima, Guercif, Azilal, Sidi Kacem, Tinghir, Sidi Slimane et El Hajeb.
Le bilan fait état de trois routes nationales, quatre routes régionales et trois routes provinciales toujours inaccessibles. Si ce chiffre traduit un net recul par rapport aux journées précédentes, il confirme aussi la persistance de difficultés sur des tronçons sensibles, affectés par les débordements d’oueds, les chutes de neige ou des éboulements récurrents.
Dans le Nord, les perturbations ont conduit à des mesures exceptionnelles de gestion du trafic. La fermeture temporaire de la route nationale longeant le littoral a justifié l’ouverture gratuite, à titre provisoire, de l’autoroute reliant Tétouan à Fnideq, afin de garantir la fluidité et la sécurité des déplacements.
Au centre du pays, plusieurs axes demeurent coupés en raison de la montée des eaux. Des tronçons reliant Ouled Amrane à Sidi Bennour, Aïn Aouda à El Brachoua, ainsi que certaines portions de la province de Sidi Kacem, restent impraticables à cause de crues importantes, rendant tout passage impossible.
À l’est et dans les zones montagneuses, la neige continue de bloquer des routes reliant notamment Maghraoua à Bouiblane, Tamjilt ou encore certaines localités du Haut-Atlas central. Les accumulations neigeuses y compliquent les opérations de dégagement et prolongent les délais de réouverture.
Le nord montagneux n’est pas épargné par les mouvements de terrain. Des éboulements freinent toujours la circulation sur plusieurs routes régionales et nationales, notamment entre Tanger, Ksar Sghir et Khmiss Anjra, où la chaussée reste jugée dangereuse.
Dans le sud-est, certaines liaisons reliant Imilchil à Agoudal ou traversant la province d’El Hajeb demeurent fermées, soit à cause d’un enneigement dense, soit en raison de crues soudaines d’affluents.
Dans plusieurs zones rurales et enclavées, aucune déviation n’est actuellement possible. Malgré une amélioration globale de la situation, la prudence reste donc de mise pour les usagers.
Depuis la mi-janvier, plus de quatre-vingt-dix sections routières ont été affectées par ces épisodes météorologiques, dont la grande majorité a déjà été rouverte. Les équipes techniques poursuivent les opérations de sécurisation et de déblaiement, tout en appelant à un suivi régulier des bulletins de viabilité routière.

