Une enquête pour agression sexuelle présumée visant la chanteuse américaine Katy Perry a été ouverte en Australie après une plainte déposée par l’actrice Ruby Rose, ont confirmé les autorités de l’État de Victoria mercredi 15 avril. Les faits allégués remonteraient à 2010 et se seraient produits dans un établissement nocturne à Melbourne.
Sans citer explicitement l’identité de la personne visée, la police locale a indiqué qu’une unité spécialisée examinait une affaire d’« agression sexuelle historique » survenue dans le centre de Melbourne. Les enquêteurs précisent que la procédure est en cours et qu’aucun commentaire supplémentaire ne sera communiqué à ce stade.
À l’origine de l’affaire, une série de publications diffusées puis supprimées sur les réseaux sociaux par Ruby Rose. L’actrice australienne, connue notamment pour son rôle dans la série Orange Is the New Black, y affirmait avoir été victime d’une agression de la part de la chanteuse américaine lors d’une soirée dans une boîte de nuit de Melbourne, alors qu’elle était dans la vingtaine. Elle a depuis confirmé avoir finalisé son dépôt de plainte auprès des autorités australiennes et ne plus être en mesure de s’exprimer publiquement en raison de l’enquête en cours.
Cette prise de parole tardive, près de deux décennies après les faits présumés, s’inscrit dans un contexte où les affaires d’agressions sexuelles impliquant des personnalités publiques continuent de susciter une attention particulière, notamment lorsqu’elles reposent sur des témoignages remontant à plusieurs années. La temporalité de la plainte n’empêche pas l’ouverture d’investigations, dès lors que des éléments sont jugés recevables par les autorités compétentes.
Du côté de Katy Perry, la réaction a été immédiate. Par l’intermédiaire de ses représentants, la chanteuse a fermement contesté les accusations portées contre elle, les qualifiant de « totalement infondées » et dénonçant des affirmations jugées mensongères. Son entourage évoque également des accusations « dangereuses et irresponsables », rejetant en bloc toute implication dans les faits évoqués.
L’affaire, désormais entre les mains des enquêteurs australiens, attire une forte attention médiatique en raison de la notoriété des deux protagonistes. Aucune mise en accusation n’a été annoncée à ce stade, et l’enquête devra déterminer la véracité des faits allégués.


