Face à une crue exceptionnelle de l’oued Loukkos, des milliers d’habitants de Ksar El Kébir, dans le nord du Maroc, ont dû quitter temporairement leurs logements pour se mettre à l’abri, entraînant avec eux leurs biens les plus précieux.. et parfois leurs animaux de compagnie.
Une évacuation massive et un accès réglementé
Les fortes pluies des derniers jours ont fait monter rapidement les eaux du Loukkos, provoquant des inondations d’une ampleur rarement observée depuis des décennies dans plusieurs quartiers de Ksar El Kébir. Les autorités, appuyées par les Forces Armées Royales, la Protection civile et les services locaux, ont déclenché des opérations d’évacuation pour préserver la vie des résidents. Plus de 20 000 personnes ont déjà été déplacées vers des centres d’hébergement d’urgence et des tentes installées à l’écart des zones submergées.
L’accès à la ville a été restreint pour les non-résidents afin de faciliter la progression des secours et garantir la sécurité des opérations sur le terrain.
Des familles qui fuient avec leurs animaux
Dans ce climat d’urgence, de nombreux propriétaires contraints d’évacuer ont pris la décision difficile mais instinctive d’emmener leurs animaux de compagnie (chiens, chats ou autres compagnons) afin de ne pas les abandonner dans une ville menacée par les eaux. Des vidéos et témoignages partagés sur les réseaux montrent des habitants quittant leurs domiciles en urgence, parfois avec leurs chats ou chiens dans les bras ou dans des caisses, et d’autres images circulent sur le net où l’on aperçoit des familles et leurs animaux évacués vers les zones sûres.
La question des animaux errants et la solidarité animale
Au-delà des animaux de compagnie, ces journées d’évacuation ont aussi révélé la grande fragilité des chats errants, particulièrement exposés lorsque les eaux envahissent les quartiers. Dans plusieurs vidéos qui circulent, on voit des habitants agir sans attendre, recueillant des chats abandonnés ou désorientés, les installant dans leurs propres voitures avant de quitter la ville. Des gestes simples, improvisés, mais profondément humains, qui réchauffent les cœurs dans un contexte pourtant marqué par l’urgence et l’inquiétude.
À l’inverse, certaines scènes témoignent aussi d’abandons contraints ou précipités, des animaux laissés derrière eux face à la montée des eaux. Là encore, la solidarité a pris le relais : des citoyens, parfois épaulés par des initiatives locales, sont intervenus pour secourir ces chats et chiens, pour les mettre en sécurité. Dans cette épreuve collective, la protection des plus vulnérables ; humains comme animaux est ainsi pour beaucoup, un réflexe de conscience et de responsabilité partagée.
Une solidarité humaine et animale sous tension mais active
Aujourd’hui, les opérations d’aide continuent à Ksar El Kébir, à la fois pour accompagner les familles évacuées et pour envisager les besoins de leurs animaux, qu’ils soient domestiques ou errants. La réflexion commence à s’étendre à une échelle plus large, avec des appels à la contribution de bénévoles et d’associations pour fournir nourriture, soins vétérinaires et hébergement temporaire pour ces compagnons à quatre pattes, souvent les laissés-pour-compte de telles catastrophes naturelles.


