Le processus d’accréditation des observateurs des élections législatives de 2026 est officiellement lancé. La Commission spéciale chargée de cette mission, présidée par Amina Bouayach, a ouvert, à partir du 27 avril, le dépôt des candidatures pour les observateurs nationaux et internationaux appelés à suivre de manière indépendante et neutre le scrutin de la Chambre des représentants prévu le 23 septembre prochain.
Cette opération s’inscrit dans le cadre juridique fixé par la Constitution, notamment ses articles 11 et 161, ainsi que par la loi n°30.11 relative à l’observation électorale et la loi n°76.15 portant réorganisation du Conseil national des droits de l’Homme. Elle vise à garantir la transparence du processus électoral et à renforcer la confiance dans les institutions représentatives.
Réunie pour la première fois la semaine dernière, la Commission a arrêté un calendrier précis. Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 22 mai à 16h, tandis que l’examen des dossiers devra être finalisé au plus tard le 17 juin. Les organisations intéressées doivent remplir un formulaire disponible en ligne, puis transmettre leur dossier par voie électronique ou le déposer physiquement au siège du CNDH à Rabat.
Le dispositif d’accréditation concerne plusieurs catégories d’acteurs. Au niveau national, il s’adresse aux institutions habilitées et aux associations de la société civile reconnues pour leur engagement en faveur des droits humains et de la citoyenneté. À l’international, les organisations non gouvernementales spécialisées dans l’observation électorale sont également invitées à participer, à condition de justifier de leur indépendance et de leur crédibilité.
Des critères stricts encadrent la sélection. Les observateurs nationaux doivent notamment être inscrits sur les listes électorales, ne pas être candidats au scrutin et s’engager à respecter la charte de l’observation indépendante. Les observateurs internationaux, eux, doivent démontrer une expérience avérée dans ce domaine et soumettre leur demande via leur organisation, en coordination avec le CNDH.
Au-delà des exigences techniques, la Commission met en avant une approche inclusive. Une attention particulière sera accordée aux candidatures reflétant la diversité territoriale et culturelle du Royaume, ainsi qu’à l’équilibre entre les genres. Les associations engagées dans la défense des droits des personnes en situation de handicap bénéficieront également d’un intérêt spécifique.
Ce chantier d’accréditation constitue une étape clé dans la préparation des élections législatives de 2026. En structurant la présence d’observateurs indépendants, les autorités entendent consolider les standards de transparence et d’intégrité du scrutin, dans un contexte où la crédibilité électorale demeure un enjeu central pour la consolidation démocratique.

