Une nuit de violences a secoué la commune de Leqliaa (préfecture d’Inezgane Aït-Melloul) dans la nuit du 1er octobre 2025. La brigade locale de la Gendarmerie royale a été visée par une offensive coordonnée de plusieurs individus armés. Le drame a fait trois morts et plusieurs blessés, et une enquête judiciaire a été ouverte pour en déterminer les responsabilités.
Les assaillants, équipés de bâtons et d’armes blanches, ont forcé l’accès à l’enceinte de la brigade. Ils se sont emparés d’un véhicule et de plusieurs motos de service, avant d’y mettre le feu. Les flammes se sont ensuite propagées à une partie des bâtiments administratifs, endommageant l’infrastructure.
Selon les premiers éléments, la nuit a débuté par des jets de pierres dirigés contre la façade du bâtiment. Rapidement, la situation s’est détériorée : des groupes de plus en plus nombreux revenaient à l’assaut, obligeant les gendarmes à recourir d’abord à des moyens de dispersion classiques, tels que les gaz lacrymogènes. Ces tentatives n’ont cependant pas suffi à contenir la foule.
Le recours aux armes à feu
Face à une menace directe et au risque de voir l’armurerie compromise, les gendarmes n’ont eu d’autre choix que de faire usage de leurs armes de service. Les tirs ont provoqué la mort de deux assaillants sur place, tandis qu’une troisième victime est décédée par la suite des suites de ses blessures. Plusieurs autres personnes ont été touchées.
Une enquête sous la supervision du parquet
Les autorités judiciaires ont immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir la chaîne des événements et d’identifier les organisateurs de cette attaque. Cet épisode illustre la gravité de la situation vécue cette nuit-là à Leqliaa, où la contestation a laissé place à une action d’une rare violence contre une institution sécuritaire.

