La justice américaine a annoncé mercredi des poursuites visant Raul Castro, ancien dirigeant cubain âgé de 94 ans, dans le cadre de l’affaire liée à la destruction de deux avions civils en 1996. Cette attaque avait coûté la vie à quatre personnes, parmi lesquelles trois citoyens américains.
Selon les autorités américaines, plusieurs chefs d’accusation ont été retenus, notamment complot d’assassinat, homicide et destruction d’aéronef. Washington a également indiqué qu’un mandat d’arrêt international pourrait être activé contre l’ex-ministre cubain de la Défense ainsi que d’autres responsables de La Havane soupçonnés d’implication dans ce dossier.
Le gouvernement cubain a vivement rejeté ces accusations, dénonçant une procédure dépourvue de base légale et accusant les États-Unis d’alimenter les tensions politiques entre les deux pays.
Cette initiative judiciaire vient remettre le feu aux poudres dans un contexte déjà marqué par un durcissement des relations bilatérales. Après l’embargo imposé depuis plusieurs décennies, Washington a récemment renforcé sa pression économique sur Cuba avec de nouvelles restrictions touchant notamment le secteur énergétique.
Interrogé sur une éventuelle action militaire contre l’île, Donald Trump a écarté cette possibilité dans l’immédiat, tout en décrivant Cuba comme un pays profondément fragilisé sur le plan économique. Le président américain a également rappelé son soutien à la communauté cubano-américaine, importante base électorale aux États-Unis.
De son côté, la Chine a critiqué la position américaine, appelant Washington à mettre fin aux sanction set aux menaces judiciaires visant la Havane, affirmant son soutien à Cuba dans la défense de souveraineté.

