Au 25 février 2026, les cotations du Marché de gros de Casablanca offrent une photographie précise des niveaux de prix à la source. Un indicateur stratégique, à la fois pour les professionnels et pour les ménages soucieux de comprendre la formation du prix final dans leurs quartiers.
Les légumes de base restent globalement accessibles. La tomate s’échange entre 2,00 et 4,50 dirhams le kilo. La pomme de terre varie de 2,50 à 4,50 dirhams, les carottes de 2,00 à 4,00 dirhams, et l’oignon frais de 2,50 à 5,00 dirhams. Les choux figurent parmi les produits les plus abordables : le chou-fleur se situe entre 1,00 et 2,00 dirhams le kilo, et le chou blanc entre 1,20 et 2,00 dirhams.
D’autres légumes affichent des niveaux plus élevés, traduisant des différences de saisonnalité et de qualité. La courgette oscille entre 5,00 et 8,00 dirhams le kilo, le concombre entre 6,00 et 8,50 dirhams, et l’aubergine entre 3,00 et 5,50 dirhams. La courge présente une amplitude notable, allant de 2,50 à 7,00 dirhams selon le calibre et l’état des arrivages.
Du côté des fruits, l’écart entre production locale et produits importés est net. L’ananas importé se négocie entre 15,00 et 20,00 dirhams le kilo, tandis que la mangue importée atteint 33,00 dirhams au maximum, avec un minimum à 15,00 dirhams. L’avocat varie entre 20,00 et 34,00 dirhams. Les bananes importées s’établissent entre 12,00 et 18,00 dirhams, contre 7,00 à 11,50 dirhams pour la banane locale.
Les agrumes restent relativement accessibles : l’orange se situe entre 2,50 et 4,20 dirhams le kilo, et la clémentine entre 2,50 et 6,00 dirhams. La fraise oscille de 12,00 à 19,00 dirhams. La pomme locale varie entre 7,00 et 13,00 dirhams, tandis que la pomme importée grimpe de 12,00 à 23,00 dirhams.
Aux abattoirs de Casablanca, les références du 24 février 2026 indiquent un prix de la viande bovine compris entre 76 et 93 dirhams le kilo. La viande ovine demeure plus élevée, entre 110 et 115 dirhams, confirmant une tension persistante sur ce segment.
Ces cotations correspondent au stade du gros et ne reflètent pas encore les marges et coûts logistiques appliqués au détail. Elles constituent toutefois un baromètre utile pour évaluer la cohérence des prix pratiqués en magasin et mieux orienter les choix de consommation. Dans un contexte où le pouvoir d’achat demeure une préoccupation centrale, la lecture attentive des prix à la source devient un exercice citoyen autant qu’économique.


