L’hiver a pris ses quartiers dans les reliefs marocains. Au 23 décembre, la neige recouvre plus de 41.446 km² du territoire national, selon les dernières données de la Direction générale de la météorologie (DGM). Un chiffre significatif, concentré principalement sur les massifs du Haut et du Moyen Atlas, de la région d’Ifrane et Béni Mellal jusqu’au sud de Marrakech et aux confins d’Errachidia.
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Cette vaste couverture neigeuse est le résultat direct d’une succession de perturbations atmosphériques accompagnées de masses d’air froid qui ont traversé le Royaume depuis le 10 décembre. Les zones de haute altitude, par leur configuration géographique et leurs particularités topographiques, ont été en première ligne. Sur les sommets et les plateaux montagneux, les chutes de neige ont parfois été abondantes, installant durablement un manteau blanc caractéristique du cœur de l’hiver.
Pour la DGM, ce retour marqué de la neige constitue un signal encourageant à plusieurs niveaux. Sur le plan hydrique, ces précipitations solides représentent une contribution précieuse pour l’alimentation des nappes phréatiques et le renforcement des réserves en eau, dans un contexte où la gestion de la ressource reste un enjeu stratégique pour le pays. À moyen terme, la fonte progressive de la neige devrait également soutenir le taux de remplissage des barrages.
Au-delà de l’aspect climatique, l’épisode revêt aussi une dimension économique. À l’approche de la fin d’année, la neige redonne de l’élan au tourisme de montagne, notamment dans des destinations comme Ifrane ou les stations du Moyen Atlas, très prisées pour leurs paysages hivernaux. Pour les acteurs locaux, cette dynamique saisonnière offre une bouffée d’oxygène, portée par l’afflux de visiteurs en quête de froid, de nature et de dépaysement.
Si l’hiver impose ses contraintes, notamment en matière de circulation et d’accessibilité dans certaines zones enclavées, il rappelle aussi le rôle central des reliefs marocains dans l’équilibre climatique et hydrique du pays. À l’heure où les regards se tournent vers les précipitations et leur impact à long terme, ces 41.446 km² enneigés dessinent un début de saison hivernale sous de bons auspices.


