L’Office des Changes enclenche une transformation majeure de son organisation interne. Inscrite dans sa stratégie 2025–2029, cette évolution vise à adapter l’institution aux nouvelles exigences économiques et réglementaires, tout en améliorant la qualité des services rendus aux opérateurs et aux usagers.
L’objectif affiché est de renforcer l’efficacité opérationnelle et la lisibilité des interventions. L’Office entend réduire les délais de traitement des dossiers de change et simplifier les procédures. La création d’un département dédié à la facilitation et à l’accompagnement des opérateurs s’inscrit dans cette logique. Dans un environnement économique où la rapidité d’exécution devient déterminante, ce choix vise à fluidifier les interactions avec les entreprises et les investisseurs.
La relation avec les usagers fait également l’objet d’une attention particulière. Les fonctions de communication et de relation usagers sont repositionnées à un niveau stratégique afin d’instaurer un échange plus structuré et plus transparent. L’institution cherche à améliorer l’expérience globale des utilisateurs et à renforcer la confiance, en modernisant ses modes d’interaction.
Le dispositif de contrôle évolue lui aussi. L’Office adopte une approche fondée sur l’analyse des risques, appuyée par des outils analytiques modernes. Cette orientation permet de cibler plus efficacement les opérations sensibles, tout en allégeant les contraintes administratives sur les flux courants. Elle aligne les pratiques de supervision sur les standards internationaux en matière de régulation financière.
La donnée devient un levier central dans cette nouvelle organisation. La production statistique est repensée pour garantir des informations plus fiables, disponibles dans des délais maîtrisés et conformes aux normes internationales. Cette évolution vise à mieux éclairer la décision publique et à fournir aux opérateurs des indicateurs précis sur les échanges extérieurs, les investissements et la balance des paiements.
La réforme s’accompagne également de la mise en place de structures spécialisées à forte valeur ajoutée. Des entités dédiées à la gouvernance de la donnée sont créées pour sécuriser et valoriser les flux d’information. Parallèlement, le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est renforcé, en conformité avec les exigences réglementaires en vigueur.
À travers ce nouvel organigramme, l’Office des Changes affirme son ambition de devenir une institution plus agile, plus transparente et mieux adaptée aux mutations de l’économie. Cette transformation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’action publique, avec pour finalité une contribution accrue au développement économique du Royaume.

