Le gouvernement vient d’établir un nouveau cadre qui redéfinit l’accès aux avantages liés à l’Offre Offshoring Maroc, une étape attendue par les opérateurs alors que le pays consolide son rôle dans l’externalisation des services. Cette circulaire, publiée par le département du Chef du gouvernement et appliquée depuis le 1er juillet 2025, devient la référence unique pour l’ensemble des intervenants du secteur. Elle précise les conditions d’éligibilité, les incitations fiscales et financières, les règles de gouvernance ainsi que les dispositions transitoires accompagnant sa mise en œuvre. Six annexes complètent le document, détaillant notamment la liste indicative des métiers concernés, les exigences techniques des plateformes industrielles intégrées dédiées à l’offshoring (P2I Offshoring), ainsi que les procédures encadrant l’Impôt sur le Revenu, l’Impôt sur les Sociétés, la Prime à l’Emploi et la Prime à la Formation.
Cette mise à jour réglementaire s’inscrit dans une trajectoire entamée il y a plus de vingt ans, lorsque le Maroc a fait de l’offshoring un axe de développement économique et un outil de montée en compétence. Plusieurs facteurs ont permis au pays de s’insérer durablement dans ce marché : un capital humain multilingue, des infrastructures technologiques modernisées, une proximité avec les marchés européens et une ouverture stratégique vers l’Afrique. Cette combinaison a favorisé l’installation de nombreuses entreprises internationales et la croissance d’un écosystème local de plus en plus spécialisé.
Le marché mondial connaît aujourd’hui une augmentation soutenue de la demande en services externalisés, en particulier dans les métiers du numérique, de l’ingénierie logicielle, de la relation client augmentée et des technologies émergentes. Le Maroc s’appuie sur ses atouts structurels pour renforcer sa compétitivité face à une concurrence mondiale intense. Les capacités d’accueil déployées dans les P2I Offshoring, la disponibilité de profils qualifiés et l’amélioration continue du climat d’affaires forment un environnement prisé par les investisseurs cherchant stabilité et performance opérationnelle.
Cette évolution s’articule également avec la stratégie nationale Digital Morocco 2030, lancée en septembre 2024. Elle vise à positionner le pays sur des segments à forte valeur ajoutée et à faire émerger des services numériques produits localement. L’accent est mis sur l’élargissement du vivier de compétences, la modernisation des infrastructures et l’implantation d’incitations durables capables d’accompagner les transformations du secteur. L’ambition est de créer davantage d’emplois qualifiés, d’encourager la montée en expertise et de soutenir les transitions technologiques qui traversent les entreprises marocaines et étrangères.
L’Offre Offshoring Maroc renouvelée repose ainsi sur trois fondements essentiels : un réservoir de talents formés aux besoins du numérique mondial, des infrastructures adaptées à des activités de plus en plus exigeantes, et un cadre incitatif pensé pour durer. Le gouvernement affirme vouloir travailler aux côtés des investisseurs pour maintenir la dynamique engagée, tout en orientant les futurs projets vers des créneaux porteurs. Cette approche cherche à consolider la place du Royaume dans la chaîne mondiale de production de services, à attirer des métiers à forte intensité technologique et à stimuler un écosystème local devenu indispensable à sa modernisation économique.
L’ensemble de ces évolutions confirme le rôle stratégique de l’offshoring dans le développement national. Les entreprises installées comme les nouveaux entrants disposent désormais d’un cadre clarifié, harmonisé et conçu pour accompagner une phase de croissance qui s’annonce déterminante pour le secteur.

