Le gouvernement marocain renforce son dispositif en faveur des compétences numériques. La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a signé, jeudi 2 juillet 2026, une convention de partenariat destinée à rapprocher les besoins des entreprises de l’offre de formation et de recherche dans les métiers du numérique et de l’intelligence artificielle.
Cet accord réunit le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ainsi que le groupe ALTEN. Il s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie Maroc Digital 2030 et de la feuille de route AI Made in Morocco, deux initiatives qui visent à accélérer la transformation numérique du Royaume tout en développant un écosystème national de l’intelligence artificielle.
À travers cette convention, les partenaires entendent renforcer les passerelles entre les établissements de formation, les centres de recherche et les entreprises afin d’adapter les cursus aux besoins réels du marché. L’objectif est de former davantage de profils qualifiés dans des domaines à forte valeur ajoutée tels que l’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le développement logiciel et les technologies émergentes.
Lors de la cérémonie de signature, Amal El Fallah Seghrouchni a rappelé que le développement du numérique repose avant tout sur la qualité des compétences humaines. Selon la ministre, la capacité du Maroc à réussir sa transition numérique dépend de la formation de talents capables d’accompagner les mutations technologiques et de répondre aux besoins croissants des entreprises nationales comme internationales.

Elle a également souligné que le renforcement des compétences marocaines en intelligence artificielle, en data et en cybersécurité constitue un levier stratégique pour consolider la souveraineté numérique du Royaume. Cette démarche doit, selon elle, favoriser une économie plus compétitive, soutenir l’innovation locale et encourager l’émergence de solutions d’intelligence artificielle conçues au Maroc, répondant aux enjeux du développement économique et de l’intérêt général.
Cette convention traduit aussi la volonté des pouvoirs publics de mieux aligner les politiques de formation avec les attentes du tissu productif. En rapprochant les universités, les écoles d’ingénieurs, les centres de recherche et les entreprises technologiques, le gouvernement cherche à réduire l’écart entre les compétences disponibles et les métiers les plus recherchés sur le marché de l’emploi.
Le groupe ALTEN, acteur international de l’ingénierie et des services technologiques, apportera son expertise afin de contribuer au développement de parcours de formation davantage connectés aux réalités industrielles et aux évolutions des métiers du numérique. Cette collaboration devrait également favoriser le transfert de compétences, le renforcement de la recherche appliquée et l’amélioration de l’employabilité des diplômés.
La stratégie Maroc Digital 2030 fait du capital humain l’un des principaux moteurs de la transformation numérique nationale. Dans cette perspective, le développement des compétences en intelligence artificielle représente un enjeu économique, industriel et technologique majeur pour accompagner la modernisation de l’administration, soutenir la croissance des entreprises et positionner le Maroc comme un acteur régional de l’innovation numérique.
En associant les principaux départements ministériels concernés et un partenaire industriel de premier plan, cette convention marque une nouvelle étape dans la structuration d’un écosystème capable de former les talents dont le pays aura besoin pour répondre aux défis de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle au cours des prochaines années.

