Deux jeunes pousses marocaines, Woliz et Hsabati, viennent de franchir une étape décisive en intégrant la quatrième cohorte du programme Visa Africa Fintech Accelerator, un dispositif lancé par le géant mondial des paiements Visa pour propulser les startups africaines les plus prometteuses dans le domaine des technologies financières. Durant trois mois, elles bénéficieront d’un accompagnement sur mesure combinant mentorat, accès à des outils numériques de pointe, opportunités de réseautage et soutien à la levée de fonds. Cette initiative s’inscrit dans le vaste engagement de Visa à investir un milliard de dollars en Afrique d’ici 2027 pour encourager l’innovation et étendre l’inclusion financière sur le continent.
Woliz, fondée par Kamal El Hardouzi et Ismail Amri à Casablanca, s’attaque à la modernisation des nanostores, ces commerces de proximité qui forment l’épine dorsale de l’économie de quartier. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, la startup propose des solutions intégrant le paiement numérique, la gestion de stocks et la fidélisation des clients, avec pour objectif d’optimiser les opérations et de connecter ces petits commerces à l’écosystème digital. Hsabati, également basée à Casablanca et fondée par Saad Kemmou, développe un logiciel de gestion tout-en-un à destination des TPE et PME. Sa solution englobe la prospection commerciale, le suivi des stocks, la facturation et d’autres fonctions clés, contribuant ainsi à la transformation numérique des petites structures et à l’amélioration de leur compétitivité.
Ces deux fintechs marocaines rejoignent un groupe sélectif qui compte également les startups égyptiennes Flend et MNZL, preuve de l’importance stratégique que prennent les solutions locales face aux enjeux d’accès aux services financiers. La présence de Woliz et Hsabati dans ce programme reflète le dynamisme de l’écosystème entrepreneurial marocain et sa capacité à proposer des innovations adaptées aux réalités économiques et sociales du continent. En misant sur ces acteurs, Visa confirme sa volonté de soutenir les talents africains et de favoriser un environnement propice à la modernisation des services économiques en Afrique.

