Les recettes touristiques du Maroc ont atteint 34,44 milliards de dirhams à fin avril 2025, marquant une progression de 7,5 % par rapport à la même période l’année précédente, selon les données récentes publiées par l’Office des changes. Cette croissance équivaut à un gain d’environ 2 milliards de dirhams, confirmant la solidité de la reprise du secteur touristique national, dopée par la hausse continue des arrivées internationales et la dynamique des nuitées enregistrées dans les établissements d’hébergement.
Sur les quatre premiers mois de l’année, le Royaume a accueilli 5,7 millions de visiteurs, soit une hausse significative de 23 % par rapport à 2024, d’après les chiffres du département du Tourisme. Cette tendance s’est également reflétée sur les nuitées touristiques : plus de 4,2 millions ont été comptabilisées à fin février dans les établissements classés, traduisant une hausse de 16 % en glissement annuel. Les grandes destinations ont toutes bénéficié de cet élan, notamment la province d’Al Haouz avec une augmentation de 37 %, suivie de Fès (+29 %), Tanger (+28 %), Casablanca (+25 %), Essaouira (+22 %), Agadir (+15 %) et Marrakech (+9 %).
La balance des voyages reste nettement excédentaire avec un solde positif de 25 milliards de dirhams à fin avril, en amélioration de 9 % sur un an. Cette performance traduit un flux net favorable pour le Maroc, renforçant la place du tourisme comme pilier de la balance des paiements. Par ailleurs, les dépenses des Marocains à l’étranger ont connu une évolution modérée : elles s’élèvent à 9 milliards de dirhams, en hausse de 3,5 % par rapport aux 8,8 milliards enregistrés un an plus tôt.
En parallèle, les investissements directs étrangers ont fortement progressé. Le flux net des IDE a atteint 11 milliards de dirhams à fin avril, soit une hausse notable de 37,2 % en glissement annuel. Cette dynamique repose sur une augmentation des recettes liées aux IDE, qui ont atteint 17 milliards de dirhams (+22 %), tandis que les dépenses afférentes n’ont crû que de manière limitée, passant de 5,9 à 6 milliards de dirhams (+3,2 %).
À contre-courant de ces indicateurs positifs, les transferts des Marocains résidant à l’étranger affichent une baisse persistante. À fin avril, ils se sont établis à 35 milliards de dirhams, contre 37 milliards une année auparavant, soit un repli de 3,7 % équivalant à une perte de 1,3 milliard de dirhams. Ce recul, amorcé depuis plusieurs mois, pèse sur l’un des leviers essentiels du soutien aux réserves en devises du pays.


