Les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger (MRE) poursuivent leur progression en 2026. À fin mars, ils ont atteint plus de 29,7 milliards de dirhams, contre 26,62 milliards un an plus tôt, selon les données publiées par Office des changes. Cette évolution représente une hausse de 11,7% en glissement annuel, confirmant le rôle central de ces flux dans l’équilibre financier du Maroc.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte globalement favorable des échanges extérieurs. Le solde de la balance des voyages s’établit à près de 23,7 milliards de dirhams, en progression de 31,4%. Cette amélioration repose sur une accélération marquée des recettes touristiques, qui ont atteint 31 milliards de dirhams (+23,5%), tandis que les dépenses des Marocains à l’étranger ont évolué de manière plus contenue, à 7,31 milliards de dirhams (+3,4%). L’écart entre ces deux flux continue ainsi de soutenir les équilibres extérieurs.
Les transferts des MRE, pilier historique des entrées de devises, confirment leur résilience malgré un environnement international marqué par des incertitudes économiques. Ils constituent non seulement une source essentielle de revenus pour de nombreux ménages, mais également un levier important pour la consommation intérieure et l’investissement.
Sur le front des investissements, les tendances apparaissent plus contrastées. Le flux net des investissements directs étrangers (IDE) a reculé de 8,3% pour s’établir à 8,45 milliards de dirhams. Cette baisse s’explique par une contraction simultanée des recettes (-13,1%) et des dépenses (-22,4%), traduisant un certain attentisme des investisseurs internationaux.
À l’inverse, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) affichent une progression notable. Leur flux net a bondi de 57,3% pour dépasser 2,8 milliards de dirhams, signe d’un positionnement de plus en plus affirmé des entreprises marocaines sur les marchés internationaux.
Dans ce paysage, la solidité des transferts des MRE et la bonne tenue des recettes touristiques apparaissent comme des facteurs clés de stabilité pour l’économie marocaine, à un moment où les flux d’investissement restent plus volatils.


