C’est dans la salle Pathé de Casablanca, ce lundi 7 juillet, qu’a été dévoilé en avant-première « 13 jours, 13 nuits », le nouveau long-métrage de Martin Bourboulon inspiré d’une évacuation aussi chaotique qu’historique : celle de l’ambassade de France à Kaboul en août 2021. Le film, dont la sortie est prévue pour le 9 juillet 2025 dans les salles Pathé, reconstitue avec précision les derniers jours d’un monde en chute libre.
Tourné intégralement sur le sol marocain, le film mobilise près de 1 000 figurants marocains, et recrée des scènes d’urgence dans des décors impressionnants. À Casablanca, le quartier des Habous s’est transformé en ambassade française à Kaboul, avec ses murs imposants, ses files d’attente interminables et son atmosphère tendue. À Kénitra, c’est un décor d’aéroport afghan qui a été construit de toutes pièces pour figurer les scènes d’évacuation, où les convois tentent désespérément de rejoindre les avions avant qu’il ne soit trop tard.
Au centre de ce récit haletant : Roschdy Zem, qui incarne le commandant Mohamed Bida, un homme de terrain en première ligne, confronté à l’effondrement d’un système. Avec son autorité calme et son humanité palpable, il tente de faire face au chaos ambiant et d’organiser un convoi de réfugiés vers l’aéroport. L’acteur livre une performance saisissante, tout en sobriété et tension contenue.
Martin Bourboulon, à la réalisation, met en scène un univers en plein effondrement, avec des moyens de production impressionnants : hélicoptères bourdonnant au-dessus de la cour de l’ambassade, véhicules blindés, barrages, rues poussiéreuses où règnent confusion et peur. Chaque plan respire l’urgence, chaque scène rend compte de la fragilité humaine dans un monde qui vacille.
« 13 jours, 13 nuits » est un film d’action enraciné dans le réel, inspiré de faits historiques, mais porté par un souffle cinématographique assumé. Grâce à l’engagement de son équipe, à la puissance de son interprète principal, et à l’incroyable travail de reconstitution réalisé au Maroc, le film offre une immersion spectaculaire dans l’un des épisodes les plus marquants de ces dernières années.
Une fresque humaine et politique, entre tension, engagement et espoir.

