Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les États-Unis travaillent en coordination avec Israël et plusieurs partenaires internationaux pour garantir la sécurité des navires transitant dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique actuellement menacée par les actions de l’Iran.
« Je demande à ces pays de venir protéger leur propre territoire, car il s’agit de leur propre territoire », a affirmé Donald Trump aux journalistes à bord d’Air Force One, précisant que Washington n’avait pas besoin de ce canal pour son approvisionnement grâce à ses propres ressources énergétiques.
Le président a ajouté que sept pays étaient approchés pour former une coalition internationale chargée d’escorter les pétroliers bloqués dans le détroit et qu’il s’agissait de protéger un corridor essentiel pour le transport mondial de pétrole et de gaz. Parmi les pays concernés figureraient la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, bien que les engagements définitifs n’aient pas encore été confirmés. Selon Donald Trump, la Chine dépend fortement de cette route, près de 90 % de son pétrole y transitant, tandis que les États-Unis n’en tirent qu’une part minime.
« Ce serait bien que d’autres pays fassent la police avec nous, et nous les aiderons. Nous travaillerons avec eux », a ajouté le président, rappelant que la sécurisation du détroit relève de l’intérêt direct des États riverains.
La stratégie iranienne visant à perturber le détroit d’Ormuz consiste à exploiter sa position géographique pour exercer un levier économique sur la scène mondiale. Chaque année, près de 21 millions de barils de pétrole transitent quotidiennement par ce passage, soit environ 20 % du pétrole consommé sur la planète.
En menaçant ou en bloquant les navires, Téhéran cherche à créer des perturbations sur le marché énergétique, provoquant des hausses de prix et exerçant une pression diplomatique sans engager un conflit direct. La coalition que Washington tente de constituer a pour objectif de neutraliser ce levier, de garantir la libre circulation des navires et de stabiliser les marchés mondiaux, tout en partageant la responsabilité opérationnelle entre plusieurs pays concernés par le détroit.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré que « c’est à notre armée d’en décider » concernant le passage des navires et que le détroit reste ouvert à tous, sauf aux États-Unis et à leurs alliés. Plusieurs pays contactés par Washington ont réagi, mais aucun n’a encore pris d’engagement ferme.
Dans le même temps, les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran se poursuivent alors que le conflit entre dans sa troisième semaine. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a indiqué que « les tirs de missiles iraniens ont diminué de 90 %, et les attaques de drones de 95 % », confirmant l’efficacité des opérations conjointes. Cette coalition, si elle se concrétise, devrait permettre de sécuriser un corridor énergétique vital, de contrecarrer la stratégie iranienne de pression économique et de stabiliser l’approvisionnement mondial en pétrole.


