Les moyens de renforcer le plein accès des femmes et des filles à une justice équitable et égalitaire ont été au centre d’une rencontre régionale organisée, mardi à Errachidia à l’initiative de la Commission régionale des droits de l’Homme (CRDH) de Drâa-Tafilalet.
Placée sous le thème “Justice équitable : des parcours en perspective de l’accès des femmes et des filles à la justice”, cette rencontre, organisée en coordination avec la Cour d’Appel d’Errachidia, a été enrichie par les interventions de représentants de la CRDH, de l’Entraide Nationale, ainsi que des juristes, des substituts du procureur du Roi, d’avocats, d’universitaires et d’acteurs des droits de l’Homme et de la société civile.
Intervenant à cette occasion, la présidente de la CRDH de Drâa-Tafilalet, Fatima Aarache, a indiqué que le droit des femmes et des filles à l’accès à la justice n’est pas un luxe, mais plutôt le fondement de toute société aspirant à l’équité et à l’égalité.
Elle a, par ailleurs, plaidé en faveur d’un diagnostic franc et objectif afin de venir à bout des obstacles d’ordre sociojuridique, culturel ou encore économique qui entravent encore le plein accès des femmes à la justice.
Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et ses commissions régionales, a-t-elle poursuivi, accorde une importance particulière aux questions relatives aux femmes et aux filles, en assurant le suivi des politiques publiques, l’examen des dysfonctionnements et la formulation des recommandations, tout en assurant le suivi et l’accompagnement des femmes et des filles et en renforçant les capacités des acteurs dans le domaine de l’accès à la justice.
Le CNDH, souligne Mme Aarache, est convaincu que le plein accès des femmes à la justice est une responsabilité collective partagée par diverses institutions, instances judiciaires, société civile, médias et tous les acteurs concernés.
Pour sa part, le substitut du procureur du Roi près la Cour d’appel d’Errachidia, Hicham Ait El Haj a indiqué que le thème de cette rencontre revêt une importance toute particulière étant donné sa consécration aussi bien par la Constitution que par les conventions et les chartes internationales.
Et d’ajouter que la Présidence du Ministère public œuvre sans cesse pour donner à la question de la femme la place qui lui échoit à travers l’organisation de rencontres et de formations en la matière, et la publication de circulaires tout en exhortant les magistrats à appliquer les dispositions juridiques y afférentes.
Plusieurs axes ont été abordés lors de cette rencontre notamment “le cadre juridique national entre acquis législatifs et persistance de l’écart en matière d’égalité réelle”, “des procédures judiciaires et les moyens de surmonter les obstacles à l’accès à la justice à Drâa-Tafilalet” ainsi que “les obstacles structurels, sociaux et culturels à une justice équitable à Drâa-Tafilalet : défis et mécanismes d’autonomisation”.
Cette rencontre a été l’occasion de partager les expériences et les meilleures pratiques entre les acteurs institutionnels, les experts et les acteurs de la société civile ainsi que de formuler une série de recommandations visant la facilitation de l’accès des femmes et des filles à la justice.


