À l’heure où le Paris Saint-Germain poursuit sa route en Ligue des champions, un autre front s’ouvre pour Achraf Hakimi. Le latéral marocain sera jugé dans l’affaire d’accusation de viol remontant à 2023. Sa défense sort du silence et conteste point par point les éléments à charge.
Le dossier judiciaire visant Achraf Hakimi, joueur du Paris Saint-Germain, franchit une nouvelle étape avec son renvoi devant le tribunal par la justice française. Une décision qui intervient dans un contexte sportif contrasté, alors que le club parisien vient d’assurer sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions de l’UEFA.
Invitée sur la chaîne BFM TV, l’avocate du joueur, Me Fanny Colin, a défendu avec fermeté la position de son client. Selon elle, la version livrée par l’international marocain repose sur des éléments factuels consignés dans le dossier d’instruction.
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— Fanny Colin (@FannyColin_av) February 24, 2026
La défense explique que les échanges entre Hakimi et la plaignante auraient débuté sur Instagram et se seraient étalés sur plusieurs semaines avant qu’un rendez-vous ne soit envisagé. Toujours selon l’avocate, le joueur aurait proposé à plusieurs reprises une rencontre dans un lieu public, entouré d’amis respectifs, suggestion qui n’aurait pas été retenue. Le rendez-vous aurait finalement eu lieu à son domicile.
Me Colin affirme que la rencontre s’est déroulée sans incident et que la plaignante aurait quitté les lieux normalement, le joueur l’ayant raccompagnée à la sortie. Elle insiste également sur la coopération de son client avec les enquêteurs : remise volontaire de son téléphone, fourniture d’un échantillon ADN et demande expresse d’être confronté à son accusatrice.
La défense pointe par ailleurs certaines zones d’ombre, évoquant le refus présumé de la plaignante de se soumettre à des examens médicaux et de révéler l’identité d’un témoin clé. L’avocate mentionne aussi l’existence de messages évoquant un projet de vol visant un footballeur, précisant que ces éléments ne proviennent ni du joueur ni de son entourage.
Enfin, Me Colin estime que l’ordonnance de renvoi ne restitue pas l’ensemble des pièces du dossier. Elle souligne que le rapport psychologique écartant toute tendance à la fabulation chez la plaignante ne constitue pas, selon elle, une preuve formelle de la matérialité des faits.
Achraf Hakimi, qui conteste catégoriquement les accusations, devra désormais s’expliquer devant la juridiction compétente. L’affaire s’ouvre donc sur le terrain judiciaire, où se jouera une autre forme de confrontation.

