La Première dame des États-Unis, Melania Trump, est sortie de sa réserve jeudi depuis la Maison-Blanche pour démentir publiquement toute implication dans les affaires liées à Jeffrey Epstein. Face aux caméras, elle a dénoncé des « mensonges » et des contenus trompeurs circulant depuis des années, affirmant n’avoir « jamais eu de relation » avec le financier déchu ni connaissance de ses crimes.
Dans une déclaration soigneusement préparée, la Première dame a rejeté toute proximité avec Epstein et son entourage, notamment Ghislaine Maxwell, souvent citée comme complice dans ce dossier. Elle a insisté sur le fait qu’elle n’avait jamais été amie avec Epstein et qu’elle n’avait joué aucun rôle dans ses activités criminelles. « Je n’ai jamais été impliquée d’aucune manière », a-t-elle martelé, dénonçant au passage des images et récits qu’elle juge « totalement faux ».
Cette prise de parole intervient sans qu’une accusation précise ne soit officiellement identifiée, mais dans un contexte marqué par la diffusion massive d’archives et de documents judiciaires liés à l’affaire Epstein. Le ministère américain de la Justice a récemment rendu publics des millions de fichiers, révélant l’étendue des relations du financier avec des personnalités influentes, alimentant spéculations et rumeurs sur les réseaux sociaux.
Melania Trump a reconnu avoir croisé Epstein à plusieurs reprises au début des années 2000, alors qu’elle évoluait dans les mêmes cercles mondains à New York et à Palm Beach. Elle affirme l’avoir rencontré pour la première fois en 2000, lors d’une soirée à laquelle elle assistait avec Donald Trump. Selon ses explications, ces rencontres relevaient uniquement d’un contexte social commun, sans lien personnel ou relation suivie.
La question des échanges de courriels avec Ghislaine Maxwell a également été abordée. Des documents publiés cette année mentionnent un message signé « Love, Melania », adressé à une certaine « G. Max ». Sans confirmer formellement l’authenticité de cet échange, la Première dame a reconnu l’existence de correspondances, tout en les qualifiant de simples échanges de courtoisie, sans portée particulière.
Melania Trump a par ailleurs affirmé n’avoir jamais eu connaissance des abus commis par Jeffrey Epstein, arrêté en 2019 pour exploitation sexuelle de mineures avant de mourir en détention. Elle souligne n’avoir jamais été inquiétée par la justice dans cette affaire, ni accusée d’un quelconque délit en lien avec ces faits.
Au-delà de sa défense personnelle, elle a appelé le Congrès américain à organiser des auditions publiques permettant aux victimes d’Epstein de témoigner sous serment. Une initiative qui rejoint les demandes de certains élus, notamment au sein de la commission de supervision de la Chambre des représentants, où plusieurs survivantes ont déjà été entendues à huis clos.
Cette intervention marque une rare prise de parole directe de la Première dame sur une controverse sensible, dans un climat où l’affaire Epstein continue de susciter interrogations et débats au sein de l’opinion publique américaine.


