La justice a rendu son verdict dans l’affaire d’agression sexuelle qui avait profondément choqué l’opinion publique lors du dernier moussem de Moulay Abdellah Amghar. La chambre criminelle de la Cour d’appel d’El Jadida a condamné six accusés à 15 ans de prison ferme chacun, portant le total des peines à 90 années d’emprisonnement. La décision s’appuie sur les témoignages du mineur, les déclarations des témoins, ainsi que les rapports officiels et médicaux confirmant les faits.
La victime, un enfant originaire de Youssoufia, avait été agressée durant les activités du moussem, l’un des rassemblements populaires les plus importants du Maroc. L’affaire avait suscité une mobilisation massive des organisations civiles et des défenseurs des droits humains, notamment la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme et le Conseil national des droits de l’homme, qui ont suivi le dossier dès les premières heures.
Ces acteurs ont salué des peines qu’ils jugent dissuasives, estimant qu’elles envoient un message fort contre toute forme d’atteinte aux mineurs, en particulier dans les événements attirant de grandes foules. Ils appellent toutefois à renforcer les mesures de sécurité, notamment en interdisant le couchage dans les tentes durant les festivités religieuses et populaires, afin de réduire les risques pour les enfants.
En parallèle, les autorités judiciaires poursuivent les investigations pour déterminer si d’autres personnes pourraient être impliquées. Cette affaire relance le débat national sur la protection des enfants dans les grands rassemblements et souligne la nécessité d’une vigilance accrue des organisateurs et des autorités locales.

