Casablanca s’apprête à accueillir les 3 et 4 novembre 2025 l’édition annuelle de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS), un rendez-vous devenu incontournable pour l’industrie financière africaine. Organisé conjointement par le groupe Jeune Afrique Media et la Société financière internationale (IFC), le sommet mettra cette année l’accent sur un objectif majeur : renforcer la souveraineté financière du continent en mobilisant ses propres ressources et en favorisant l’intégration des marchés africains.
Depuis sa création en 2021, l’AFIS s’est imposé comme une plateforme stratégique où se croisent décideurs publics et acteurs privés. Banquiers, assureurs, fintechs et opérateurs de mobile money y trouvent un cadre propice pour échanger, débattre et proposer des solutions concrètes à des enjeux complexes. L’édition 2025 ambitionne de dépasser l’analyse des tendances pour s’orienter vers l’action : stimuler l’investissement, moderniser les systèmes financiers et renforcer l’inclusion économique sur le continent.
Avec plus de 1 250 participants attendus, représentant 72 pays, l’événement promet un mélange unique d’expertise et de perspectives. Parmi eux, 650 dirigeants de grandes institutions financières, plus de 40 responsables institutionnels — ministres, gouverneurs de banques centrales et régulateurs — ainsi qu’une soixantaine de journalistes spécialisés. Le programme, dense et ambitieux, prévoit plus de 45 sessions couvrant les grands thèmes macro-économiques, la mobilisation de l’épargne locale et le développement des marchés de capitaux régionaux et intercontinentaux.
Lors de la conférence de presse de lancement, Olivier Noël, secrétaire général du sommet, a souligné que l’AFIS vise à devenir un catalyseur pour surmonter la fragmentation du secteur financier africain. La souveraineté financière, expliquait-il, passe par la mobilisation des fonds de pension et l’optimisation des plateformes financières panafricaines, loin de la dépendance aux financements extérieurs.
Les intervenants ont également mis en lumière le rôle central du Maroc. David Tinel, représentant régional de l’IFC pour le Maghreb, a rappelé que le Royaume constitue un hub stratégique pour discuter des chaînes de valeur et de la transformation des systèmes financiers africains. Tarik Senhaji, directeur général de la Bourse de Casablanca, a quant à lui insisté sur l’ambition de faire de Casablanca une véritable plateforme d’échange et de réflexion pour l’ensemble des acteurs du secteur, en soulignant l’engagement institutionnel du pays en faveur du développement financier du continent.
Parmi les participants, Mohammed Tarik Bchir, directeur par intérim de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, Mehdi Tazi, vice-président général de la CGEM et CEO de Cover Edge, et Ouafae Mriouah, directrice générale d’Atlantic Re, contribueront aux discussions et partageront leurs expertises. Le sommet se tiendra sous le thème « Notre capital, notre puissance : libérons la souveraineté financière de l’Afrique », reflétant la volonté de bâtir une industrie financière panafricaine plus inclusive, résiliente et capable de soutenir un développement économique durable.

