À Agadir, le Centre hospitalier régional Hassan II s’apprête à tourner une page majeure de son histoire. L’établissement sera temporairement fermé à partir de fin mars 2026 pour laisser place à un vaste chantier de reconstruction, doté d’un budget d’environ 1,1 milliard de dirhams. Cette opération s’inscrit dans la réforme nationale du système de santé et vise à doter la région d’un hôpital aux standards actuels.
La décision a été entérinée lors d’une réunion présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, en présence du wali de la région Souss-Massa, Said Amzazi. Les autorités y ont confirmé le lancement d’un projet considéré comme structurant pour l’offre de soins régionale, dans un contexte de modernisation accélérée des infrastructures sanitaires au Maroc.
Construit en 1961, le CHR Hassan II ne correspond plus aux exigences actuelles en matière d’équipements et de prise en charge des patients. Le futur établissement sera édifié sur le même site, avec une configuration entièrement repensée. Le projet prévoit un hôpital de nouvelle génération, réparti sur quatre niveaux, avec une capacité d’accueil comprise entre 415 et 450 lits et des équipements médicaux avancés.
L’ambition dépasse la simple remise à niveau. Les services seront renforcés, en particulier les urgences avec l’intégration du SAMU, ainsi que les unités spécialisées comme l’oncologie. L’objectif est d’améliorer concrètement les conditions de prise en charge et de répondre à une demande de soins en constante progression dans la région.
La fermeture du site, prévue dans un délai rapproché, impose une réorganisation immédiate du parcours des patients. Les cas urgents, les accouchements et les hospitalisations seront redirigés vers le Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI d’Agadir. Les consultations et examens courants seront assurés dans une structure dédiée, présentée comme une « clinique de jour », spécialement aménagée pour maintenir l’accès aux soins de base.
En parallèle, les centres de santé de proximité continueront d’assurer leur rôle d’orientation et de prise en charge, afin d’éviter toute rupture dans le suivi des patients. Le ministère assure que l’ensemble des structures sanitaires de la région ont été mobilisées pour absorber cette phase transitoire dans des conditions maîtrisées.
Cette réorganisation s’accompagne également d’une redistribution des ressources humaines. Les équipes médicales et paramédicales seront réaffectées à l’échelle régionale, avec l’engagement de préserver leurs droits et leurs conditions de travail.
Au-delà du chantier lui-même, ce projet illustre la volonté des pouvoirs publics d’adapter l’offre hospitalière aux réalités démographiques et sanitaires actuelles. Pour les habitants de la région Souss-Massa, il marque surtout l’attente d’un établissement modernisé, capable de répondre aux besoins de soins avec davantage d’efficacité et de qualité.

