Deux ans après le séisme meurtrier du 8 septembre 2023 dans la province d’Al Haouz, l’effort de reconstruction se poursuit avec détermination.
Ce tremblement de terre, d’une magnitude de 6,8, avait laissé des centaines d’écoles partiellement ou totalement détruites, privant des milliers d’élèves de conditions d’apprentissage normales et sûres dans une région déjà fragile sur le plan des services publics.
Dans ce cadre, l’Agence de Développement du Haut Atlas (ADHA) a lancé de nouveaux appels d’offres pour des travaux de reconstruction dans plusieurs communes de la province d’Al Haouz. Ces marchés publics, répartis en lots, couvrent des écoles réparties sur diverses communes rurales. Les montants estimés des travaux par lot s’élèvent à plusieurs millions de dirhams selon l’importance des opérations, reflétant l’ampleur du chantier : par exemple, certains lots dépassent 2 millions de dirhams d’investissement pour la reconstruction d’établissements scolaires majeurs dans leur secteur.
Cette phase d’appels d’offres s’inscrit dans le plan national ambitieux de reconstruction post‑séisme, conçu pour rétablir l’accès à l’éducation dans les zones touchées, tout en renforçant la résilience des infrastructures éducatives aux risques futurs. Au‑delà de la remise en état des bâtiments, il s’agit pour le gouvernement de restaurer un cadre d’apprentissage stable et sécurisant pour des milliers d’enfants dont la scolarité avait été perturbée par la catastrophe.
L’enjeu est social autant que symbolique : dans les montagnes du Haut Atlas, l’école n’est pas seulement un lieu d’enseignement, mais un pilier de cohésion communautaire et d’avenir pour une génération frappée par l’adversité.

