La situation hydrique du Maroc connaît une amélioration notable en ce début d’année 2026. Au 30 janvier 2026, le taux global de remplissage des barrages du royaume a atteint 59,6 %, contre seulement 27,6 % à la même date en 2025. Selon les données officielles, le volume total des eaux stockées s’élève désormais à 9 983,5 millions de mètres cubes, soit une hausse de plus de 114 % sur un an, portée essentiellement par les récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du pays.
Cette progression masque toutefois des disparités importantes entre les différents bassins hydrauliques. Le bassin de l’oued Abou Regreg affiche l’un des meilleurs niveaux avec un taux de remplissage de 95,5 %, suivi de près par le bassin du Tensift à 81 %. Les bassins du Sebou et du Loukkos présentent également des niveaux confortables, atteignant chacun 77,4 %, confirmant leur rôle stratégique dans la sécurité hydrique nationale.
À l’inverse, certains bassins restent sous pression malgré l’amélioration globale. Le bassin de l’Oum Er-Rbia enregistre un taux de remplissage limité à 32,4 %, tandis que celui de Drâa-Oued Noun demeure à 31,3 %, illustrant la persistance de déséquilibres régionaux en matière de ressources en eau.
Plusieurs barrages ont toutefois atteint un taux de remplissage de 100 %, notamment le barrage Oualouz dans le bassin de Souss-Massa, Bouhouda dans le Sebou, Ali Ouad Za dans la Moulouya, ainsi que plusieurs ouvrages majeurs dans le bassin du Loukkos, dont Oued El Makhazine, Chérif Al Idrissi, Smir, Ibn Battouta et Nakhla. Ces chiffres confirment une nette amélioration de la situation hydrique nationale, tout en rappelant la nécessité d’une gestion durable et différenciée des ressources en eau au Maroc

