Le Ministère de la Justice a mis en garde, vendredi, contre une campagne de fraude numérique ciblant les automobilistes à travers de faux messages de paiement de contraventions routières. En cause, un site frauduleux imitant les plateformes officielles, diffusé via SMS et conçu pour soutirer des informations personnelles et bancaires aux usagers.
Ces messages, rédigés dans un ton pressant, informent les destinataires que leur véhicule serait concerné par des amendes liées à des radars fixes. Ils évoquent une prétendue mesure exceptionnelle permettant de bénéficier d’une exonération temporaire, à condition de régler rapidement avant une échéance fixée au 5 avril. L’objectif est clair : pousser à l’action immédiate, sans laisser le temps de vérifier l’authenticité du lien transmis.
Dans le détail, le procédé repose sur une mise en scène bien rodée. Le SMS mentionne des pénalités financières croissantes en cas de retard, voire des restrictions administratives touchant l’usage du véhicule ou le permis de conduire. Certains messages vont jusqu’à évoquer des poursuites judiciaires, renforçant la pression psychologique. Le lien fourni redirige alors vers une plateforme falsifiée, reprenant les codes visuels des services publics pour tromper l’utilisateur.
Le ministère insiste sur un point central : ce site n’a aucun lien avec ses services. Le paiement des amendes routières s’effectue exclusivement via les canaux officiels, notamment le portail sécurisé Mahakim.ma. Toute autre interface doit être considérée comme suspecte.
Face à cette tentative d’escroquerie, les autorités appellent à une vigilance accrue. Il est recommandé de ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS sans vérification préalable, et de ne transmettre aucune donnée sensible — coordonnées bancaires, mots de passe ou informations personnelles — via des plateformes douteuses. La vérification de l’adresse web reste un réflexe essentiel pour éviter ce type de piège.
En parallèle, des actions techniques et judiciaires ont été engagées pour identifier les auteurs de cette fraude et mettre fin à la diffusion de ces messages. Les autorités invitent également les citoyens à signaler toute tentative suspecte afin de limiter l’ampleur de ces pratiques.
Cette alerte s’inscrit dans un contexte de montée des cyberarnaques au Maroc, où les fraudeurs exploitent la confiance accordée aux institutions pour piéger leurs victimes. Elle rappelle que la sécurité des transactions numériques repose autant sur les dispositifs techniques que sur la vigilance des utilisateurs.


