Les récentes précipitations abondantes enregistrées dans plusieurs régions du Royaume ont eu un impact immédiat sur les ressources hydriques, avec un fait marquant : le barrage d’Aït Adel, situé dans la province de Kelaa des Sraghna, affiche désormais un taux de remplissage de 100 %.
Voir cette publication sur Instagram
Cette saturation totale constitue un signal fort dans un contexte encore marqué par plusieurs années de stress hydrique, en renforçant les réserves destinées à l’irrigation agricole et à l’alimentation en eau potable, tout en contribuant à la recharge des nappes phréatiques locales.
Au-delà de ce cas emblématique, d’autres barrages ont également enregistré des apports significatifs au cours des dernières 24 heures, traduisant une amélioration progressive mais inégale de la situation hydrologique nationale.
Le barrage Al Wahda, dans la province de Taounate, a ainsi bénéficié de plus de 23 millions de mètres cubes d’eau, portant son taux de remplissage à près de 46 %, tandis que le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, au niveau de la préfecture de Rabat, a franchi le seuil des 20 millions de mètres cubes, avec un taux de remplissage élevé avoisinant 87 %, un indicateur rassurant pour l’approvisionnement de l’axe Rabat-Salé.
De son côté, le barrage Idriss Ier, également situé à Taounate, a enregistré des apports dépassant 12 millions de mètres cubes, portant son taux de remplissage à plus de 37 %, alors que le barrage Ahmed Al Hansali, dans la province de Béni Mellal, a vu ses réserves augmenter de près de 10 millions de mètres cubes, pour un taux de remplissage avoisinant 20 %.
Les barrages Mohammed V, dans la région de l’Oriental, et Bin El Ouidane, dans la province d’Azilal, ont eux aussi profité des dernières pluies, avec des apports compris entre 4 et 4,5 millions de mètres cubes, malgré des niveaux de remplissage encore modestes.
Ces évolutions, bien que contrastées selon les bassins, confirment l’effet bénéfique des dernières perturbations météorologiques et redonnent une marge de manœuvre bienvenue à la gestion des ressources en eau, dans l’attente d’une consolidation durable des réserves hydriques nationales.

