Un mouvement de pression numérique émerge actuellement sur les réseaux sociaux au Sénégal, invitant les internautes à limiter la consommation de produits et services marocains. Cette initiative fait suite à la condamnation de 18 supporters sénégalais impliqués dans des incidents survenus lors du final de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2026.
Les messages publiés mentionnent plusieurs secteurs d’activité, notamment les banques, le transport aérien, la construction, l’assurance et l’industrie pharmaceutique. Les organisateurs de cette campagne conditionnent son arrêt à la libération des personnes condamnées, tout en restant pour l’instant un phénomène essentiellement numérique.
Malgré cette mobilisation sur les réseaux sociaux, les experts estiment que la profondeur des liens économiques et diplomatiques entre Rabat et Dakar devrait limiter l’impact réel sur les investissements. Le Maroc occupe une place importante dans le secteur bancaire sénégalais : Attijariwafa Bank, Bank of Africa et Banque Atlantique figurent parmi les principaux acteurs financiers du pays, avec des budgets cumulés dépassant 5 milliards de dollars.
Cette situation illustre comment des tensions sportives ou judiciaires peuvent se traduire par des réactions sur les réseaux sociaux, tout en soulignant le rôle durable du Maroc dans le développement économique sénégalais.

