La soirée du 26 décembre 2025 restera associée à une onde de choc dans l’opinion publique.
Le match nul concédé par le Maroc face au Mali (1‑1), dans le cadre de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations organisée sur le sol marocain, a non seulement mis fin à une série de victoires, mais a aussi fait de Walid Regragui la cible d’une critique particulièrement virulente sur les réseaux sociaux et dans une partie des médias sportifs.
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Ce supporter du Maroc ??, qu’on a interviewé après Maroc ?? – ?? Mali, est très remonté après le match nul de ce soir. ? pic.twitter.com/nJlUzgqhD8
— Actu Foot (@ActuFoot_) December 26, 2025
Ce résultat, d’abord analysé comme un score équilibré face à une équipe malienne solide, a rapidement été interprété par une frange significative de supporters comme le signe d’un manque d’ambition tactique et d’une gestion conservatrice de la rencontre. Dans les fils de discussion en ligne, des commentaires qualifient la prestation de l’équipe et les choix de Regragui d’“absolument catastrophiques” ou de “tactiquement vides”, certains estimant que l’entraîneur aurait dû être limogé avant même cette confrontation après des performances jugées insuffisantes dans des matches récents.
Les plateformes comme Facebook et Twitter ont vu se multiplier des publications acerbes dénonçant des décisions de formation et de substitutions, souvent alimentées par la déception de ne pas avoir vu une équipe offensive et dominatrice conforme aux attentes placées sur le pays hôte. Sur certains fils, des internautes vont jusqu’à moquer la configuration tactique ou certains choix de joueurs, signe d’une frustration profonde et immédiate exprimée dans l’espace numérique.
Le FOU DU BUS.
Emmenez le à l’hôpital psychiatrique de Berrechid. Il n’a rien à faire sur un banc de touche. pic.twitter.com/gFFV7kBz5C
— Sofiane (@SofianeArbeloa) December 26, 2025
Cette réaction ne peut toutefois être dissociée de la pression considérable qui entourait cette CAN 2025 pour le Maroc. Pays hôte et favori selon de nombreux observateurs, la sélection nationale était investie d’un objectif de performance élevé sur le plan continental, renforcé par un contexte où chaque résultat est scruté à l’aune de la quête d’un titre attendu depuis plusieurs décennies.
La critique autour de Regragui s’inscrit dans une dynamique déjà perceptible ces dernières années. Depuis des campagnes précédentes, son style jugé prudent par certains et son autorité souvent remise en question par une partie du public ont alimenté un débat récurrent sur la stratégie et le leadership du sélectionneur. Ce débat avait déjà été documenté après des résultats en dessous des espérances, où certains acteurs et commentateurs sportifs avaient exprimé un “désamour” pour sa gestion, tout en reconnaissant ailleurs son apport et ses succès antérieurs.
Il est important de souligner que l’expression d’un rejet massif sur les réseaux sociaux ne reflète pas nécessairement l’opinion de l’ensemble de la population. Les espaces numériques, amplificateurs d’émotions immédiates, tendent à accentuer la polarisation des points de vue et peuvent donner l’impression d’un mouvement unanime alors que la réalité est souvent plus nuancée. Une partie des observateurs sportifs continue d’adopter une lecture analytique du match, reconnaissant la solidité de l’adversaire et soulignant que le Maroc conserve la tête de son groupe malgré ce nul.
Reste que l’immédiateté des réseaux sociaux a transformé cette rencontre en un moment de crise de confiance autour du sélectionneur, ponctué de hashtags critiques et de débats parfois acerbes. Pour Regragui, l’enjeu à venir consistera à répondre sur le terrain, à commencer par la suite de la phase de groupes, afin d’atténuer cette onde de mécontentement et de rétablir une dynamique plus sereine autour de l’équipe nationale.



