Pris dans la tourmente après des déclarations jugées offensantes à l’égard du Wydad de Casablanca, le journaliste sportif Amine Birouk a tenu à clarifier sa position et à s’excuser publiquement. Dans une vidéo publiée le 27 juin sur la page Facebook officielle de Radio Mars, le chroniqueur est revenu sur l’origine de ses propos, expliquant qu’ils avaient été sortis de leur contexte et motivés, selon lui, par un attachement sincère au football national.
“Je n’avais aucune intention de nuire”, affirme Birouk, qui se défend de toute volonté de dénigrer le club casablancais. “Ce que j’ai dit a été mal perçu. Il ne s’agissait pas d’une attaque, mais d’une réaction spontanée née d’une certaine frustration, celle de voir un club emblématique du Maroc composer son effectif dans l’urgence avant une compétition majeure.”
Il reconnaît cependant que certaines formulations ont pu heurter, notamment lorsqu’il a évoqué une “recherche précipitée de joueurs” par le Wydad avant le Mondial des clubs. “Le mot utilisé n’était pas approprié, et je m’en excuse auprès de tous ceux qui l’ont mal interprété. Mon intention n’était ni de manquer de respect à l’histoire du Wydad, ni de remettre en cause sa place dans le paysage sportif marocain”, a-t-il ajouté, insistant sur son soutien à toutes les équipes nationales engagées à l’international.
Une mise au point sur son indépendance et son parcours
Souhaitant couper court à toute accusation de parti pris, Amine Birouk a également rappelé qu’il n’appartient à aucune structure politique ou associative. “Je suis un journaliste libre, je n’ai de comptes à rendre qu’à ma conscience professionnelle”, affirme-t-il. Et d’ajouter : “Même le club que je soutiens, l’AS FAR, je ne l’épargne pas quand il mérite d’être critiqué.”
Il souligne que son attachement à l’AS FAR est d’abord affectif et historique, lié à son enfance et à une génération de joueurs marquants, mais qu’il reste avant tout attaché aux principes d’objectivité et de responsabilité. “Quand j’analyse, c’est avec rigueur. Et s’il y a matière à critique, je le dis, que cela plaise ou non.”
La réaction du club : entre fermeté et recours envisagé
Le Wydad, de son côté, a réagi avec fermeté. Dans un communiqué officiel, la direction du club a condamné “des propos empreints d’une animosité inacceptable” et contraires à la déontologie du journalisme sportif. Estimant que ces déclarations portaient atteinte à l’honneur du club et de ses supporters, les responsables ont annoncé envisager des suites judiciaires pour défendre leur image et celle de l’institution.
Le communiqué souligne également que de tels dérapages affaiblissent la crédibilité des médias sportifs et alimentent des tensions inutiles dans un espace qui devrait être fondé sur le respect, la neutralité et le professionnalisme.
Amine Birouk a tenté d’apaiser les tensions en assumant une part de maladresse, tout en revendiquant sa liberté de ton. Reste à savoir si ses explications suffiront à éteindre la polémique, alors que le Wydad semble déterminé à ne plus laisser passer ce qu’il considère comme des attaques répétées et ciblées.

