Les sociétés marocaines de l’agroalimentaire, et plus particulièrement celles spécialisées dans la biscuiterie et la confiserie, montrent un intérêt croissant pour l’internationalisation de leurs activités.
Plusieurs d’entre elles ont choisi de se tourner vers des marchés à fort potentiel au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe. Dans ce contexte, des acteurs marocains de premier plan ont pris part à l’ISM Middle East à Dubaï, un salon rassemblant plus de 1 200 exposants et 30 000 visiteurs venus d’une centaine de pays. L’événement est considéré comme un indicateur clé des tendances, des opportunités et des défis pour les entreprises cherchant à exporter leur savoir-faire au-delà des frontières nationales.
Pour cette édition, BBM disposait d’un stand de 72 m², placé à un carrefour stratégique des halls, offrant une visibilité maximale auprès des visiteurs. La participation à ce type d’événement traduit la volonté de l’entreprise de développer ses exportations, désormais identifiées comme un moteur central de croissance, mais soulève également des interrogations sur la capacité réelle des marques marocaines à s’imposer face à la concurrence internationale.
Selon Rachid Sraidi, Directeur Général de BBM, le salon représente une opportunité pour évaluer les attentes des marchés étrangers et tester l’accueil des produits marocains. « L’objectif est d’identifier les segments à potentiel et d’adapter notre offre aux consommateurs internationaux », précise-t-il. L’entreprise a récemment investi dans des outils de production modernes et conformes aux normes internationales, mais le succès à l’export dépendra aussi de sa capacité à répondre aux standards de qualité et de traçabilité exigés par les marchés ciblés.
Le groupe a mis en avant ses marques phares Excelo, Be!, PICKERS, Caolina et Tots — tout en adaptant certaines gammes aux goûts et habitudes de consommation des marchés étrangers. Des responsables de BBM expliquent que la participation à l’ISM permet également d’anticiper les tendances du secteur et de nouer des contacts avec de potentiels distributeurs et partenaires commerciaux.
Si l’internationalisation apparaît comme une priorité, elle comporte des risques. La concurrence est intense et les coûts logistiques et réglementaires restent élevés. La réussite de BBM dépendra donc autant de la qualité de ses produits que de sa capacité à comprendre et pénétrer ces marchés complexes.

