Le secteur de l’élevage de volailles au Maroc traverse une crise silencieuse liée à la flambée des prix des poussins. Selon des acteurs du marché, le coût d’un poussin a dépassé 13 dirhams, alors qu’il se situait encore entre 3 et 4 dirhams il y a quelques années.
Cette augmentation, que les professionnels jugent injustifiée au vu des conditions réelles, intervient malgré une offre suffisante de reproductrices pondeuses de poussins dans les exploitations. Les éleveurs dénoncent l’impact direct de cette hausse sur le coût de production et, in fine, sur le prix de vente du poulet dans les marchés et grandes surfaces.
Pour de nombreux éleveurs, cette situation menace la viabilité économique des exploitations. « La filière est en danger », alerte un professionnel du secteur, « si le prix des poussins continue de grimper, nous risquons de réduire notre production, ce qui pourrait provoquer une pénurie de poulet et une hausse significative des prix pour le consommateur ».
La filière avicole est pourtant stratégique au Maroc. Elle assure non seulement l’approvisionnement en protéines animales pour la population, mais représente aussi un secteur générateur d’emplois, des petites exploitations rurales jusqu’aux grandes unités industrielles. Les éleveurs appellent donc les autorités et les fournisseurs à stabiliser les prix des poussins et à mettre en place des mesures pour protéger le secteur.
Face à cette alerte, les consommateurs pourraient bientôt constater une hausse du prix du poulet ou même une réduction de l’offre dans les points de vente, ce qui souligne l’importance de trouver rapidement des solutions pour sécuriser la chaîne d’approvisionnement et garantir la stabilité de cette filière vitale.



