le poulet atteint des sommets ce week-end
Les marchés casablancais ont connu, au cours du week-end, une hausse spectaculaire du prix du poulet, qui a grimpé jusqu’à 22 dirhams le kilo dans certains quartiers. Une envolée soudaine qui suscite la colère des consommateurs comme des acteurs de la filière avicole.
À l’origine de cette hausse figure la forte demande émanant des fournisseurs de réceptions, affirme un professionnel interrogé par LeNew, particulièrement sollicités en cette période de mariages et de fêtes privées. Ces achats massifs exercent une pression directe sur les disponibilités, accentuant la tension sur les prix.
Mais cette flambée demeure sans précédent depuis plusieurs années. Les marchés de gros ont connu une envolée brutale des tarifs, atteignant un niveau rarement observé dans la capitale économique. Jamais la volaille n’avait affiché de tels prix à cette période : avoisinant les 26 dirhams le kilo depuis août, elle incarne aujourd’hui les secousses profondes qui traversent la filière. Entre chaleur accablante, stress hydrique et mutations des habitudes sociales, le poulet, longtemps perçu comme un refuge face à la cherté de la viande rouge, devient à son tour un produit de plus en plus difficile à préserver dans le panier des ménages. Si un répit est espéré dès octobre, cette flambée rappelle que chaque été risque de transformer le simple tajine de poulet en symbole des fragilités structurelles de notre sécurité alimentaire.

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