La démission de Véron Mosengo-Omba marque un tournant pour la Confédération africaine de football. Le désormais ex-secrétaire général a annoncé, ce dimanche 29 mars, quitter officiellement ses fonctions, mettant fin à un mandat entamé en 2021 et à plus de trois décennies de carrière au service du football international.
Dans un communiqué signé de sa main, diffusé en marge d’une réunion du comité exécutif de l’instance au Caire, il explique son choix par la volonté de se consacrer à des projets personnels. Il affirme également quitter ses fonctions dans un climat apaisé, assurant avoir dissipé les soupçons qui pesaient sur sa gestion. « Je peux me retirer sereinement et sans contrainte en laissant une CAF prospère comme jamais », écrit-il, revendiquant un bilan positif à la tête de l’administration de l’organisation.
Cette annonce intervient toutefois dans un contexte délicat pour la CAF. Ces derniers mois, la gestion de Mosengo-Omba a fait l’objet de critiques et de controverses, notamment en lien avec des accusations de dysfonctionnements internes. Une enquête indépendante menée en 2025 n’avait relevé aucune irrégularité, mais les débats n’ont pas totalement disparu, alimentés par les tensions autour de la dernière Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc, dont certaines implications sont aujourd’hui examinées par le Tribunal arbitral du sport.
Au-delà des polémiques, la question de l’âge a également pesé dans la balance. Le règlement interne de la CAF fixe l’âge de départ à la retraite à 63 ans, avec une possibilité de prolongation limitée. Âgé de 66 ans, Mosengo-Omba se trouvait donc en situation de dépassement depuis octobre 2025, ce qui rendait son maintien de plus en plus difficile sur le plan réglementaire.
Juriste de formation, passé par les instances européennes et internationales du football, notamment l’UEFA et la FIFA, il avait été nommé secrétaire général en mars 2021, dans un contexte de réformes de la gouvernance de la CAF. Son mandat aura été marqué par des efforts de restructuration administrative, mais aussi par une exposition accrue aux critiques dans une période de forte exigence autour de la transparence et de la crédibilité des institutions sportives africaines.
Son départ ouvre désormais une nouvelle phase pour la CAF, appelée à consolider ses réformes et à restaurer la confiance autour de son fonctionnement, à l’heure où les enjeux sportifs, économiques et politiques du football africain n’ont jamais été aussi élevés.


