La révélation du journaliste d’investigation Romain Molina au sujet de la présence présumée de 17 marabouts au sein de la délégation sénégalaise lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc suscite de nombreuses réactions dans le monde du football africain.
Selon les informations avancées par le journaliste, la délégation officielle du Sénégal aurait compté 120 invités, parmi lesquels figuraient dix-sept marabouts. À ce stade, aucune confirmation ni démenti officiel n’a été communiqué par la Fédération sénégalaise de football concernant ces affirmations.
Ces déclarations ravivent les discussions apparues après la finale de la CAN 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc le 18 janvier à Rabat. Plusieurs séquences captées durant la rencontre avaient alors alimenté les spéculations autour de pratiques mystiques parfois associées au football africain.
L’un des épisodes les plus commentés concernait une serviette utilisée sur le banc sénégalais. Des images diffusées après la rencontre montraient des ramasseurs de balle tenter de récupérer l’objet tandis que le gardien remplaçant sénégalais Yehvann Diouf semblait chercher à le protéger. Quelques instants plus tard, l’international marocain Ismaël Saibari avait également été aperçu en train d’empêcher la transmission de cette serviette au gardien titulaire sénégalais Édouard Mendy.
Ces scènes avaient rapidement donné lieu à de nombreuses interprétations sur les réseaux sociaux et dans les médias sportifs, certains y voyant un lien avec des croyances ou des pratiques mystiques présentes dans certains environnements footballistiques du continent.
L’ancien sélectionneur du Maroc, Hervé Renard, avait lui-même évoqué l’existence d’une signification particulière autour de cet épisode sans toutefois entrer dans les détails des pratiques concernées.
« Les gens qui ne connaissent pas l’Afrique ne peuvent pas comprendre la vraie raison de la serviette. Les gens en Europe ne comprennent pas, mais il y a quelque chose derrière la serviette », avait-il déclaré après la rencontre.
La question des croyances traditionnelles et de leur place dans le sport de haut niveau demeure un sujet sensible dans plusieurs pays africains. Si certaines équipes ou certains acteurs du football sont régulièrement associés à ces pratiques dans l’opinion publique, les fédérations privilégient officiellement les approches fondées sur la préparation physique, tactique et mentale des joueurs.
Les déclarations de Romain Molina interviennent par ailleurs dans un contexte où la Fédération sénégalaise de football fait déjà face à diverses critiques portant sur sa gestion et son fonctionnement interne. En l’absence d’éléments officiels permettant de confirmer ou d’infirmer ces informations, les affirmations du journaliste restent, à ce stade, au stade de révélations non corroborées par les autorités sportives concernées.


