Le Maroc est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations, mais la prestation face à la Tanzanie laisse un goût d’inachevé.
À domicile, devant un public exigeant, les Lions de l’Atlas ont longtemps peiné à faire la différence face à un adversaire regroupé, discipliné et accrocheur.
La domination marocaine a été nette dans les chiffres, moins évidente dans le jeu
Possession stérile, centres imprécis, occasions mal négociées. Le bloc tanzanien a résisté pendant plus d’une heure, profitant des approximations marocaines et d’un manque criant de rythme dans la construction.
La délivrance est finalement venue d’un éclair individuel. À la 64e minute, Brahim Díaz force la décision d’une frappe puissante, aidée par une erreur du gardien adverse. Un but qui libère le stade, mais qui ne gomme pas les limites affichées jusque-là.
La fin de match a davantage ressemblé à un exercice de gestion qu’à une démonstration de force, le Maroc recule, temporise, s’en remet à l’expérience de Bounou et à sa solidité défensive pour préserver l’essentiel. Efficace, mais sans convaincre totalement.
Cette qualification confirme une réalité. Le Maroc avance, mais sous pression, le statut de favori impose plus que des résultats, il exige du contenu, de la maîtrise et une autorité que les Lions n’ont pas encore pleinement affichées.
Les quarts de finale approchent.
Le niveau devra monter, rapidement.
À ce stade de la compétition, survivre ne suffit plus.

