La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, est devenue l’édition la plus rentable de l’histoire du football africain. Selon un communiqué de la Confédération africaine de football (CAF), les revenus générés par la compétition ont augmenté de plus de 90 % par rapport aux éditions précédentes, un record qui souligne la montée en puissance économique et médiatique du tournoi continental.
Cette performance exceptionnelle repose d’abord sur la solidité du cadre organisationnel marocain. Infrastructures modernisées, stabilité logistique et qualité des installations ont offert un environnement jugé fiable par les diffuseurs et les partenaires commerciaux. Les droits de diffusion ont ainsi atteint des niveaux record, portés par une exposition accrue sur plusieurs continents et par une demande soutenue de chaînes internationales désireuses de capter une audience africaine et mondiale en pleine croissance.
La stratégie commerciale déployée par la CAF a également joué un rôle central. Le nombre de partenaires a atteint 23 lors de cette édition, contre neuf lors de la CAN 2021 au Cameroun et 17 lors de l’édition ivoirienne suivante. Cette progression traduit la confiance renouvelée des annonceurs, aussi bien africains qu’internationaux, dans la capacité de la CAN à offrir un retour sur investissement mesurable. Banques, télécommunications, énergie, technologies et grande consommation figurent parmi les secteurs les plus représentés.
Pour affiner son positionnement, l’instance continentale s’est appuyée sur une analyse approfondie des données d’audience et de consommation médiatique. Cette approche a permis d’identifier des relais de croissance au-delà des marchés traditionnels du football africain. L’Asie, notamment la Chine et le Japon, l’Amérique latine, avec le Brésil en ligne de mire, ainsi que plusieurs pays européens, ont été ciblés par des stratégies de sponsoring et de diffusion adaptées, sans pour autant négliger le socle africain historique de la compétition.
L’édition 2025 marque également une ouverture assumée vers de nouveaux usages. Pour la première fois, la CAN a investi le champ de l’e-sport avec le lancement de l’eAFCON, une compétition numérique adossée au jeu eFootball. Cette initiative vise un public plus jeune et connecté, tout en élargissant l’inventaire commercial de la CAF à des actifs numériques appelés à devenir structurants lors des prochaines éditions.
Au-delà des chiffres, cette CAN marocaine illustre l’évolution du football africain vers un produit sportif global, capable de rivaliser sur le plan commercial avec d’autres grandes compétitions internationales. Elle met aussi en lumière la capacité du Maroc à accueillir des événements d’envergure continentale selon des standards professionnels élevés, renforçant son image de plateforme sportive crédible et attractive.
La compétition s’achèvera ce dimanche 18 janvier avec la finale entre le Maroc et le Sénégal au Complexe Moulay Abdellah de Rabat. Un rendez-vous très attendu, autant pour son enjeu sportif que pour la visibilité médiatique qu’il offrira à une CAN 2025 déjà entrée dans l’histoire économique du football africain.

