La CAN féminine 2026 décalée à juillet-août : le Maroc toujours pays organisateur ?
La Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 change officiellement de calendrier.
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé, jeudi 5 mars, le report de la compétition continentale à l’été prochain. Initialement programmée du 17 mars au 3 avril 2026, la CAN féminine se disputera finalement du 25 juillet au 16 août 2026, quelques semaines après la Coupe du monde féminine organisée aux États-Unis.
Cette décision a été prise à l’issue de discussions entre la CAF, la FIFA et plusieurs partenaires impliqués dans l’organisation du tournoi. Dans son communiqué, l’instance dirigeante du football africain évoque « certaines circonstances imprévues » et explique que ce nouveau calendrier doit permettre d’assurer les meilleures conditions possibles pour la tenue de la compétition et pour la visibilité du football féminin sur la scène internationale.
Le décalage vers la période estivale vise également à éviter un chevauchement avec d’autres rendez-vous majeurs du football mondial. En positionnant la CAN féminine juste après le Mondial féminin, la CAF espère bénéficier d’une dynamique favorable pour attirer davantage d’attention sur son tournoi phare.
Si les nouvelles dates sont désormais connues, une incertitude subsiste quant au pays qui accueillera la compétition. En octobre 2024, l’organisation de cette édition avait été confiée au Maroc. Dans son annonce, la CAF ne confirme toutefois pas explicitement que le Royaume restera l’hôte du tournoi reprogrammé, laissant planer un doute sur le lieu exact de la compétition.
L’instance panafricaine assure néanmoins que les préparatifs se poursuivent et se montre confiante quant à la réussite de l’événement. Cette absence de clarification intervient dans un contexte où le Maroc fait déjà face à un calendrier sportif particulièrement dense. Le pays a récemment accueilli la CAN masculine entre décembre 2025 et janvier 2026 et poursuit, en parallèle, plusieurs projets d’infrastructures dans la perspective de la Coupe du monde 2030 qu’il coorganisera.
Organiser deux grandes compétitions continentales en l’espace de quelques mois représenterait un défi logistique important, même pour un pays disposant d’infrastructures modernes et d’une solide expérience dans l’accueil d’événements sportifs. La question de l’équilibre géographique au sein du football africain alimente également les discussions. Certains observateurs estiment qu’attribuer plusieurs éditions successives de la CAN féminine au même pays pourrait limiter les opportunités pour d’autres nations du continent de développer leurs propres structures et leur visibilité.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’un transfert du tournoi vers une autre fédération n’est pas totalement écartée. Des pays comme l’Afrique du Sud ou le Nigeria pourraient se positionner si la CAF décidait de redistribuer l’organisation. Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été annoncée.
Pendant ce temps, les seize sélections qualifiées devront adapter leur préparation à ce nouveau calendrier. Le report de plusieurs mois offre un délai supplémentaire pour peaufiner les effectifs et les stratégies avant ce rendez-vous majeur du football féminin africain.
La CAF devrait désormais clarifier dans les prochains mois la question du pays hôte. La confirmation du Maroc, malgré un agenda sportif chargé, ou la désignation d’une nouvelle nation organisatrice constituerait l’une des prochaines étapes clés dans la préparation de cette CAN féminine 2026 désormais programmée au cœur de l’été.



