Après une déclaration qui a semé le doute, le gouvernement sud-africain remet les pendules à l’heure : aucune relève n’est à l’ordre du jour, le tournoi reste bien programmé au Maroc.
Une clarification officielle était attendue. Elle est venue de Gayton McKenzie, ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, qui a formellement démenti toute idée de remplacement du Maroc dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026.
La confusion est née dimanche 1er février, lorsque Peace Mabe, vice-ministre du même département, a affirmé publiquement que le Royaume se serait retiré de l’organisation de la compétition prévue du 17 mars au 3 avril 2026, laissant entendre que l’Afrique du Sud pourrait en assurer l’accueil.
Dans une lettre adressée aux instances concernées, Gayton McKenzie a tenu à rétablir les faits. Il explique que son pays a simplement répondu à une sollicitation préventive de la Confédération africaine de football (CAF), dans le cadre d’échanges exploratoires visant à envisager différents scénarios, comme le veut la pratique institutionnelle.
Le ministre précise surtout qu’aucune décision n’a été actée concernant un changement de pays hôte. Le Maroc demeure, à ce stade, l’organisateur officiellement désigné de la CAN féminine 2026, et la CAF n’a enclenché aucune procédure formelle en vue d’une alternative.
Revenant sur les propos de sa vice-ministre, Gayton McKenzie souligne qu’ils traduisaient avant tout la disponibilité historique de l’Afrique du Sud à accompagner le développement du football continental, ainsi que sa capacité reconnue à accueillir de grands événements sportifs. Ils ne sauraient toutefois être interprétés comme une annonce officielle ou un engagement opérationnel.
Sauf revirement imprévu, le Royaume du Maroc accueillera donc bel et bien la CAN féminine 2026, poursuivant ainsi une dynamique déjà installée, après avoir organisé avec succès les éditions de 2022 et 2024.


