Les automobilistes marocains peinent désormais à suivre. À peine le temps de s’habituer à un niveau de prix que la pompe affiche déjà une nouvelle hausse. Depuis plusieurs semaines, les révisions s’enchaînent, brouillant toute visibilité pour les usagers comme pour les professionnels du transport.
À partir du 16 avril 2026, le gasoil devrait franchir un nouveau seuil, avec une augmentation estimée à près d’un dirham par litre. Une évolution qui intervient dans le prolongement des hausses enregistrées à la mi-mars puis au début du mois d’avril, confirmant une dynamique haussière installée. Une progression rapide, en l’espace de quelques semaines, qui renchérit directement les coûts pour les automobilistes, mais aussi pour l’ensemble des secteurs dépendants du transport routier.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte international tendu. Les marchés pétroliers restent soumis à de fortes incertitudes, alimentées par des tensions géopolitiques persistantes et des équilibres d’offre fragilisés. Résultat : les prix à la pompe au Maroc continuent de refléter ces pressions externes.
À l’inverse, l’essence Super Sans Plomb semble marquer une relative stabilité pour cette échéance, après avoir déjà connu des ajustements successifs la portant autour de 15,50 dirhams le litre. Une accalmie toute relative, alors que les consommateurs restent attentifs à la moindre variation.
Dans ce climat d’instabilité, une question s’impose : jusqu’où ira cette spirale ? Pour les ménages comme pour les professionnels, l’absence de visibilité sur l’évolution des prix complique les arbitrages, dans un contexte déjà marqué par la pression sur le pouvoir d’achat.

