Un épisode de tensions urbaines a secoué quartier Tissir à Casablanca, ravivant le débat sur la sécurité de proximité et la gestion des incidents dans certains secteurs de la métropole.
Dimanche, le quartier Tissir à Casablanca a connu des heurts opposant des résidents à un groupe de migrants originaires d’Afrique subsaharienne. L’incident, selon plusieurs témoignages concordants, aurait été déclenché à la suite d’une tentative d’arrachage de téléphone visant une jeune femme du quartier.
Son père, intervenu pour s’interposer, aurait été pris à partie, ce qui a entraîné la mobilisation rapide de riverains. L’altercation initiale s’est alors transformée en affrontements plus larges, avant l’arrivée des forces de l’ordre qui ont procédé à la dispersion des protagonistes et au rétablissement du calme.
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Dans le voisinage, des habitants expriment leur inquiétude face à ce qu’ils qualifient d’incidents récurrents. Ils estiment que la présence policière devrait être renforcée de manière préventive afin d’éviter l’escalade des situations, plutôt que d’intervenir uniquement après coup. Plusieurs voix appellent également à l’application stricte de la loi contre toute personne impliquée dans des actes portant atteinte à la sécurité publique, sans distinction.
Ce n’est pas la première fois que des tensions similaires sont signalées dans ce secteur ainsi que dans des quartiers voisins comme Derb Medina. Certains riverains évoquent l’occupation d’espaces publics, notamment des jardins, qu’ils jugent source d’insécurité. Ils demandent aux autorités locales d’agir pour encadrer ces situations et préserver la tranquillité du quartier.


