Les fortes précipitations enregistrées ces dernières heures à Casablanca ont mis en lumière une situation jugée préoccupante au sein du cimetière Al Ghofrane.
Face aux dégâts constatés sur place, Karim Glaibi, conseiller communal de Casablanca, a lancé un appel urgent à la maire de la ville ainsi qu’au groupement des collectivités territoriales chargé de l’action sociale, dénonçant une atteinte grave à la dignité des défunts.
Selon les observations relayées par l’élu, les pluies torrentielles ont provoqué l’érosion de plusieurs zones du cimetière, entraînant l’affaissement de certaines tombes et l’accumulation d’eaux stagnantes autour des sépultures. Une situation qui, d’après lui, révèle la vulnérabilité des infrastructures existantes et l’absence de dispositifs efficaces de drainage des eaux pluviales.
Karim Glaibi rappelle que la préservation de la dignité des morts constitue une obligation morale, religieuse et institutionnelle. Il estime que la protection des lieux d’inhumation relève pleinement des responsabilités des autorités locales, appelées à intervenir sans délai pour éviter une aggravation des dégâts.
Dans ce contexte, le conseiller communal formule plusieurs demandes prioritaires. Il plaide pour une intervention de terrain immédiate afin de sécuriser les tombes affectées, la mobilisation de moyens techniques pour évacuer rapidement les eaux accumulées, ainsi que l’élaboration d’un plan d’urgence visant à stabiliser les sols et prévenir de nouveaux effondrements. Il insiste également sur l’accélération de l’ouverture du nouveau cimetière « Al Ihsane », présenté comme une alternative nécessaire pour soulager la pression exercée sur Al Ghofrane.
Au-delà des aspects techniques, l’élu met en avant l’angoisse des familles, inquiètes pour les sépultures de leurs proches et profondément affectées par l’état actuel du site. Une inquiétude qui, selon lui, appelle une réponse rapide, responsable et respectueuse de la part des autorités concernées.
Alors que Casablanca est confrontée à des épisodes climatiques de plus en plus intenses, cette alerte relance le débat sur la résilience des infrastructures funéraires et la gestion des espaces de mémoire collective.

