Le Conseil communal de Casablanca a approuvé à l’unanimité un nouveau cadre de gestion du service de propreté, à quelques mois de l’échéance des contrats en vigueur, prévue fin juin. Cette décision marque un virage stratégique pour la capitale économique du Maroc, avec l’ambition d’offrir aux habitants un service de propreté plus visible, efficace et adapté aux réalités de chaque arrondissement.
Présidée par Nabila Rmili, la session ordinaire de février a validé un cahier des charges modernisé, mettant l’accent sur la qualité des prestations et les résultats tangibles pour les citoyens, plutôt que sur la simple mobilisation de moyens. Le projet prévoit l’intégration d’équipements performants, l’ouverture de nouveaux points de collecte et une organisation optimisée selon les volumes de déchets et les contraintes urbaines propres à chaque quartier, le tout sans augmentation budgétaire.
Fruit de plusieurs mois de concertation avec le ministère de l’Intérieur, la wilaya de Casablanca-Settat et la Société de développement local Casablanca Baia, le dispositif instaure une logique de suivi et d’évaluation rigoureuse. La commune s’assurera que le futur délégataire respecte des exigences renforcées, tandis que les agents de propreté bénéficieront de garanties sociales, d’un strict respect des normes de sécurité et d’un programme de formation continue, soulignant leur rôle central dans la santé publique et la qualité de vie urbaine.
La réunion a également consacré l’affectation de fonds issus de décisions judiciaires pour financer la réhabilitation de la fourrière d’Oulad Ziane et l’acquisition de terrains. Les élus ont par ailleurs désigné des représentants pour siéger dans plusieurs instances, dont la gestion du cimetière Al Ghofrane et la Société de développement local Casablanca Baia, qui soutient la commune dans ses missions d’hygiène, de propreté et de protection de l’environnement.
Cette réforme s’inscrit dans une vision globale du développement urbain, confirmée par les précédentes initiatives du Conseil communal en matière sanitaire, sociale, culturelle et environnementale. Elle traduit la volonté de Casablanca de renforcer l’efficacité de ses services publics tout en plaçant le citoyen au cœur des priorités, dans un cadre contractuel plus transparent et orienté vers des résultats mesurables.

