À l’entrée sud de Casablanca, le vaste chantier du nœud de Sidi Maârouf progresse à une cadence impressionnante. Cette infrastructure, pensée sur trois niveaux superposés, constitue une première au Maroc et incarne l’ambition d’offrir à la capitale économique un carrefour routier à la hauteur de sa croissance.
Ce nouvel échangeur s’élève comme une véritable colonne vertébrale de la circulation. Chaque jour, les véhicules franchissent ce point névralgique reliant le contournement autoroutier de Casablanca à la voie qui mène vers Berrechid. Sa transformation en un échangeur à trois étages doit permettre de réduire durablement les embouteillages chroniques et de rétablir une continuité fluide entre le nord et le sud de la métropole.
Une prouesse technique et architecturale
Ponts, viaducs et ouvrages d’art de plusieurs centaines de mètres de long s’enchevêtrent pour donner naissance à un ensemble d’une quinzaine de mètres de haut. Au-delà de la performance technique, le projet se veut aussi une vitrine architecturale : des lignes contemporaines, inspirées de l’identité marocaine, pour marquer visuellement l’entrée dans Casablanca. L’autoroute y sera élargie à cinq voies par sens, avec de nouveaux accès afin de faciliter les flux entrants et sortants.
Une réalisation accélérée pour répondre à l’urgence urbaine
Initialement attendu pour 2026, le chantier devrait être livré avant la fin de l’année, soit dix mois plus tôt que prévu. Cette avancée fulgurante s’explique par une mobilisation totale des équipes marocaines, engagées jour et nuit. L’ouvrage n’a pas seulement vocation à fluidifier le trafic de Casablanca, il s’inscrit aussi dans une stratégie nationale visant à renforcer le réseau routier, à préparer l’accueil de grands événements sportifs et à consolider l’attractivité du Royaume sur la scène internationale.


