La course à la présidence de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc s’anime avec l’entrée en lice d’un premier binôme. Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont annoncé leur intention de briguer respectivement les postes de président et de vice-président général du patronat marocain, ouvrant ainsi la séquence électorale appelée à désigner la prochaine équipe dirigeante.
Cette candidature intervient dans la perspective de la fin du mandat de Chakib Alj, actuel président de la CGEM, à un moment où l’organisation patronale se trouve au cœur des enjeux liés à l’investissement, à la compétitivité des entreprises et à la transformation industrielle du pays. Le binôme met en avant une connaissance approfondie des rouages internes de la Confédération et une expérience acquise au fil de plusieurs années d’engagement au sein de l’institution.
Vice-président général sortant, Mehdi Tazi fait partie des figures familières de la CGEM. Il a exercé ses fonctions aux côtés de Chakib Alj durant deux mandats, participant directement à la gestion des dossiers stratégiques du patronat. Financier de formation, diplômé de Télécom Paris et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, il dirige actuellement ASK Capital, une holding active dans l’assurance, l’immobilier et les services aux entreprises. Il a auparavant occupé la présidence de Saham Assurance avant la cession de l’entreprise au groupe sud-africain Sanlam en 2017. Son parcours l’a également conduit à siéger au sein de plusieurs instances économiques nationales, renforçant son ancrage dans les sphères décisionnelles.
À ses côtés, Mohamed Bachiri apporte un profil résolument industriel. Dirigeant de Renault Group Maroc, il s’est imposé comme l’un des artisans majeurs du développement de l’écosystème automobile national. Présent au sein du groupe depuis 2006, il avait été appelé en 2019 à assurer la présidence par intérim de la CGEM dans une période marquée par des tensions internes, garantissant la continuité de l’institution jusqu’à l’élection de l’équipe dirigeante actuelle. Premier Marocain à occuper plusieurs postes de direction stratégique au sein du constructeur automobile, il a notamment piloté des unités industrielles majeures, dont l’usine de Tanger, devenue un pilier de la production automobile orientée vers l’export.
En s’appuyant sur des profils complémentaires — finance et industrie —, les deux candidats misent sur une gouvernance expérimentée et une continuité dans la conduite des chantiers engagés par la Confédération. Leur démarche marque le lancement concret de la compétition électorale appelée à façonner l’orientation du patronat marocain pour les prochaines années.


